PRIMAIRE SOCIALISTE Manuel Valls, le social-libéral
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Il se présente comme l'homme de « la troisième voie », celle théorisée en son temps par l'économiste tchèque Ota Sik qui tente de trouver un chemin entre le socialisme et le libéralisme. Ce qui situe le député de l'Essonne nettement à la droite du Parti socialiste - parti qu'il n'a pas quitté en 2007, résistant ainsi à des tentatives de débauchage émanant de l'Élysée, à la différence de Jean-Marie Bockel, un autre « blairiste » du PS. L'inspiration de Manuel Valls, il faut donc la chercher du côté de l'Anglais Tony Blair, mais aussi de l'Américain Bill Clinton ou de l'Allemand Gerhard Schröder. Si Dominique Strauss-Kahn avait été en situation, le maire d'Évry reconnaît d'ailleurs qu'il ne se serait pas présenté, tant, pour lui, l'ancien patron du FMI incarnait ce socialisme responsable ouvert à la mondialisation qu'il appelle de ses voeux. Petit-fils d'un républicain espagnol très choqué par les luttes violentes que se sont livrés communistes staliniens, anarchistes et trotskistes durant la guerre civile espagnole, Manuel Valls n'a jamais été tenté par la « gauche de la gauche ». Rocardien, puis responsable de la communication du Premier ministre Lionel Jospin, il est toujours apparu comme modéré, prônant « l'autoréalisation individuelle ». Étonnamment, il fût tenté de voter « non » au référendum sur l'Europe en 2005 avant de se rallier au « oui ». Il milite maintenant pour davantage de fédéralisme, acceptant même un contrôle de la Commission européenne sur les budgets nationaux. ? .
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