PRIMAIRE SOCIALISTE Manuel Valls, le social-libéral

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Il se présente comme l'homme de « la troisième voie », celle théorisée en son temps par l'économiste tchèque Ota Sik qui tente de trouver un chemin entre le socialisme et le libéralisme. Ce qui situe le député de l'Essonne nettement à la droite du Parti socialiste - parti qu'il n'a pas quitté en 2007, résistant ainsi à des tentatives de débauchage émanant de l'Élysée, à la différence de Jean-Marie Bockel, un autre « blairiste » du PS. L'inspiration de Manuel Valls, il faut donc la chercher du côté de l'Anglais Tony Blair, mais aussi de l'Américain Bill Clinton ou de l'Allemand Gerhard Schröder. Si Dominique Strauss-Kahn avait été en situation, le maire d'Évry reconnaît d'ailleurs qu'il ne se serait pas présenté, tant, pour lui, l'ancien patron du FMI incarnait ce socialisme responsable ouvert à la mondialisation qu'il appelle de ses voeux. Petit-fils d'un républicain espagnol très choqué par les luttes violentes que se sont livrés communistes staliniens, anarchistes et trotskistes durant la guerre civile espagnole, Manuel Valls n'a jamais été tenté par la « gauche de la gauche ». Rocardien, puis responsable de la communication du Premier ministre Lionel Jospin, il est toujours apparu comme modéré, prônant « l'autoréalisation individuelle ». Étonnamment, il fût tenté de voter « non » au référendum sur l'Europe en 2005 avant de se rallier au « oui ». Il milite maintenant pour davantage de fédéralisme, acceptant même un contrôle de la Commission européenne sur les budgets nationaux. ? .

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Commentaires
a écrit le 14/10/2011 à 8:39 :
C'est un bon.
Il faudra compter sur lui en 2017.
a écrit le 09/10/2011 à 15:40 :
Pour explication Manuel VALLS a au début fait le choix du NON en 2005 avant de se raviser. Dans un 1° temps il a pensé le traité inconsistant. Il s'est ravisé ensuite et aujourd'hui on comprend mieux son choix. la solution proposée par Nicolas SARKOZY plus tard pour sorir de ce refus était du rafistolage et finalement ceux qui ont appelé à voter NON ont donc permis à M. SARKOZY de, comme souvent il l'a fait depuis qu'il est président, montrer ses 'muscles' pour pas grand chose et faire croire les problèmes réglés !!!

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