PRIMAIRE SOCIALISTE Martine Aubry, la mitterrando-delorienne

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Elle est tombée dans la politique toute petite. Fille de Jacques Delors, la maire de Lille voyait défiler chez elle tous les représentants de la "gauche chrétienne" ainsi que les héritiers du mendésisme et de grands leaders syndicaux, tel Edmond Maire. Si Jacques Delors, plutôt classé à la droite du parti, a su en son temps réconcilier les chrétiens avec la gauche, Martine Aubry, elle, s'est rapidement positionnée au centre du PS, réussissant à faire le lien entre l'aile gauche (représentée par Henri Emmanuelli) et l'aile droite (Dominique Strauss-Kahn). Dans la lignée de François Mitterrand et de Lionel Jospin, elle n'a rien contre l'intervention étatique pour réguler l'activité économique. Par exemple, elle a défendu "les 35 heures" en 1998, une idée dont la paternité revient à ... DSK. Dans le même ordre d'idées, en 2011, elle continue de promouvoir la création de 300.000 emplois d'avenir, considérant, en bonne keynésienne, comme absolument pas "ringard" que l'État utilise une mesure contracyclique et temporaire pour faire baisser le chômage des jeunes. Elle tient également de son père un fort engagement européen et prône une plus forte intégration. Elle est la seule parmi les candidats (avec le radical Jean-Michel Baylet) à avoir une expérience réelle de la vie en entreprise, ayant été directeur générale adjointe de Pechiney du temps de la présidence de Jean Gandois. Depuis, elle ne supporte pas qu'on lui reproche - après la question des 35 heures - sa méconnaissance de l'économie réelle.

 

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Commentaires
a écrit le 12/10/2011 à 9:35 :
il faut quelle s'en aille on dirait Régine l'autre n'est pas mieux c'est le nounours
et c'est ça qui va gouverner on est même très mal

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