PRIMAIRE SOCIALISTE Arnaud Montebourg, à gauche toute !
J.-C. C.
J.-C. C.
Apôtre de la « démondalisation », il se situe durant cette primaire ostensiblement à la gauche du PS. C'est sa fierté. Arnaud Montebourg aime dire qu'il est le candidat socialiste le mieux à même de maintenir des liens privilégiés avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. En 2005, il faisait d'ailleurs partie, avec le même Mélenchon, mais aussi avec Laurent Fabius et Henri Emmanuelli, des leaders socialistes engagés dans le camp du « non » au référendum européen. Même s'il se fera discret durant la campagne.
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Politiquement, le député de Saône-et-Loire emprunte beaucoup à François Mitterrand, notamment dans sa condamnation des institutions de la Ve République. Mitterrand, en son temps, avait écrit « Le coup d'état permanent », Montebourg, lui, a rédigé en 2005 une « Constitution pour la VIe République» où le président de la République serait réduit à un rôle d'arbitrage. Jean Poperen, ancien leader (décédé) de la gauche du PS, et Jean-Pierre Chevènement ont inspiré aussi le candidat. Il prône en effet un démantèlement des agences de notation privées et un retour en force de l'État, avec, notamment, la présence de « commissaires du gouvernement » dans les conseils d'administration des banques, et milite pour un retour à un volontarisme industriel diligenté par l'État.
On sent chez lui une volonté de faire renaître de ses cendres l'idée de planification.
J.-C. C.
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