PRIMAIRE SOCIALISTE Arnaud Montebourg, à gauche toute !

 |   |  243  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : REUTERS)

Apôtre de la « démondalisation », il se situe durant cette primaire ostensiblement à la gauche du PS. C'est sa fierté. Arnaud Montebourg aime dire qu'il est le candidat socialiste le mieux à même de maintenir des liens privilégiés avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. En 2005, il faisait d'ailleurs partie, avec le même Mélenchon, mais aussi avec Laurent Fabius et Henri Emmanuelli, des leaders socialistes engagés dans le camp du « non » au référendum européen. Même s'il se fera discret durant la campagne.

Politiquement, le député de Saône-et-Loire emprunte beaucoup à François Mitterrand, notamment dans sa condamnation des institutions de la Ve République. Mitterrand, en son temps, avait écrit « Le coup d'état permanent », Montebourg, lui, a rédigé en 2005 une « Constitution pour la VIe République» où le président de la République serait réduit à un rôle d'arbitrage. Jean Poperen, ancien leader (décédé) de la gauche du PS, et Jean-Pierre Chevènement ont inspiré aussi le candidat. Il prône en effet un démantèlement des agences de notation privées et un retour en force de l'État, avec, notamment, la présence de « commissaires du gouvernement » dans les conseils d'administration des banques, et milite pour un retour à un volontarisme industriel diligenté par l'État.

On sent chez lui une volonté de faire renaître de ses cendres l'idée de planification.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/10/2011 à 11:36 :
Grâce à la démondialisation nous pourrons faire des Concordes et des minitels en toute quiétude.
a écrit le 15/10/2011 à 16:32 :
Et quand on se souvient à quel point Mitterand a rendu monarchique la Viéme république on peut douter des intentions réelles de M De Montebourg.
a écrit le 15/10/2011 à 13:27 :

GIROUETTE

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :