Landes : Rougeline cultive sa différence sous écoserres

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Si le groupe coopératif Les Paysans de Rougeline (1.900 salariés, 100 M€ de CA) reste avant tout un maraîcher qui cultive encore en pleine terre, le groupement de cinq organisations de producteurs (de Provence, du Sud-Ouest et du Roussillon) et dont le siège est situé à Marmande (47) développe la production sous serres. Actuellement, il en compte 280 hectares mais ce chiffre est en constante évolution. Depuis 2013 et encore cette année, Les Paysans de Rougeline renouvellent et construisent 22 hectares de serres dans les différentes régions de production.
Des serres "nouvelle génération" comme celles de Parentis-en-Born (40) inaugurées en 2010, ou plutôt d'écoserres puisqu'elles substituent aux énergies fossiles des énergies renouvelables et se présentent comme des jardins protégés, des écosystèmes où les insectes auxiliaires permettent de limiter les traitements, où l'on consomme 30 % moins d'eau pour produire un kilo de tomates et où enfin, l'ergonomie doit permettre aux salariés d'effectuer les nombreux travaux manuels nécessaires dans de bonnes conditions. Après Parentis-en-Born, six Paysans de Rougeline construisent, toujours dans les Landes, mais à Pontenx-les-Forges cette fois, une écoserre de 10 hectares dont la livraison est programmée à la fin novembre.
Cette écoserre, qui nécessite un investissement de 14 M€ porté par les agriculteurs/producteurs de Rougeline, les aides de l'Etat, du Conseil général, et un emprunt bancaire, sera une serre dite fermée, avec une seule entrée d'air filtrée. Alimentée en eau chaude par une partie de la production d'une turbine de l'usine d'incinération des déchets ménagers du Sivom de Pontenx-les-Forges, elle va économiser 30 % d'énergie par rapport à une serre classique. Au final, un gain de productivité de 15 % pour le producteur à partir de mars 2015 et l'entrée en production de tomates grappes, puis, plus tard, de tomates cerises de plusieurs variétés.
Initialement programmé pour accueillir 80 salariés, le projet semble aussi faire pousser l'emploi. En effet, une fois livré, le site devrait finalement employer 90 personnes à plein temps.
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Pascal Rabiller
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