CIVB : gonflées par la reprise de l'export les ventes de vins de Bordeaux rebondissent
Jean-Philippe Déjean
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Bernard Farges
LTB / Mikaël Lozano
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Bernard Farges
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Le vignoble de Bordeaux est-il sorti du sombre tunnel dans lequel l'a poussé l'épisode calamiteux de gel de 2017 ? A en croire le bilan de l'assemblée générale du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), qui s'est tenue ce lundi matin 12 juillet à la Cité du vin, et l'intervention de son président, Bernard Farges, c'est presque le cas.
Le vignoble peut mieux respirer pour une première grande raison : la suspension en mars dernier de la guerre commerciale déclenchée par les Etats-Unis contre l'Union Européenne en raison des problèmes de concurrence entre Boeing et Airbus. Pour bien marquer les esprits, ce type de conflit se plait à sacrifier les bons élèves du camp d'en face, qui sont bien connus à l'international et dont l'innocence ne fait aucun doute en les rançonnant à coup de surtaxes douanières. Histoire de souligner l'intensité de l'affrontement en cours et la volonté de prendre en otage certains secteurs emblématiques de l'économie pour faire pression sur tout le monde.
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En l'occurrence dans ce dossier les Américains ont décidé de frapper le secteur des vins tranquilles et donc le vignoble bordelais. Pour mémoire, rappelons qu'en 2020 les ventes de vins de Bordeaux ont chuté à cause de l'effondrement économique dû au Covid-19 et au climat de guerre commerciale mondiale entretenu par le président Donald Trump. Si bien que le vignoble bordelais a bouclé 2020 avec un chiffre d'affaires de 3,5 milliards d'euros, en recul de 400 millions d'euros.
Jean-Philippe Déjean