Comme de très nombreuses entreprises en France, les groupes coopératifs agricoles de l'ex-Aquitaine : Euralis, à Pau (Béarn/Pyrénées-Atlantiques), Lur Berri, à Aïcirits (Pays basque/Pyrénées-Atlantiques) et Maïsadour, à Haut-Mauco (Landes), n'ont pas échappé au "choc de reprise" en 2021. C'est ainsi que le groupe Lur Berri, présidé par Eric Narbais-Jauréguy, dont Frédéric Hialé est le directeur général, a dû faire face à un conflit social très suivi.
Lancé le 15 octobre dernier dans sa filiale Labeyrie Fine Foods -bateau amiral de son pôle gastronomie-, il était porté par des revendications d'augmentations salariales. Une grève dure, au cours de laquelle des accès pour les camions ont été bloqués par les grévistes, des salariés menacés de poursuites judiciaires et de licenciements, avant que les négociations n'aboutissent en novembre au terme de près de trois semaines de conflit.
Grâce à cette reprise de l'activité Labeyrie Fine Foods, coprésidé par Jacques Trottier et Steve Lawson, dont le siège se trouve à Saint-Geours-de-Maremne (Landes), a pu sauver la période -cruciale pour son activité- des fêtes de fin d'année. Puisque cette filiale landaise de Lur Berri transforme et distribue des produits festifs, qu'il s'agisse de foie gras ou encore de saumon et truite fumés. Avec un milliard d'euros de chiffre d'affaires et 3.900 salariés le groupe Labeyrie Fine Foods est une filiale qui pèse très lourd dans sa maison-mère.