Ce projet agrivoltaïque inédit en France cultive ses différences dans les Landes
Maxime Giraudeau, à Haut-Mauco (Landes)
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glhd landes agrivoltaïque solaire
MG / La Tribune
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glhd landes agrivoltaïque solaire
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Faire pousser des cultures à l'ombre, la dernière lubie des énergies renouvelables ? Il y a de quoi se poser la question à la découverte de cette parcelle expérimentale d'un hectare à quelques kilomètres au sud de Mont-de-Marsan, dans les Landes. Seize travées de panneaux photovoltaïques en rang d'oignons et équipés de trackers suivent la course quotidienne du soleil pour produire une énergie propre. Sous ces ombrières, des variétés d'haricot, asperge, menthe et chanvre tentent de se faire une place pas au soleil. Et ça marche plutôt bien.
Après avoir croqué dans un haricot vert cultivé à l'ombre - contrôle qualité oblige - l'agricultrice landaise Marlène Duru, pas perturbée par cette originalité culturale qui existe aussi pour l'élevage de truite à quelques dizaines de kilomètres, se dit convaincue. « L'ombre a des effets bénéfiques sur les cultures : elle protège des brûlures, de la grêle et conserve l'humidité du sol. » La jeune exploitante, en cours de reprise de la ferme familiale, veut lancer une culture de fruits rouges combinée avec la captation d'énergie solaire. Pas banal.
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Elle est l'une des 35 agriculteurs du projet Terr'Arbouts porté par GLHD. Cette société basée à Martillac, au sud de Bordeaux, développe dans les Landes l'une des plus grandes infrastructures agrivoltaïques en France. 220 hectares doivent y être couverts de panneaux photovoltaïques répartis en une cinquantaine d'ilots sur un périmètre total de 750 hectares de terres agricoles. Le tout pour un montant total de 280 millions d'euros et une puissance de 420 MWc. Un projet né de la volonté de réparer les dégâts commis sur les nappes d'eau environnantes, polluées par certaines pratiques culturales intensives. En intégrant le projet agrivoltaïque, les cultivateurs s'engagent dans une démarche zéro phyto et à maintenir une activité agricole sous les panneaux. Condition sine qua non pour toucher les recettes du solaire.
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