La reprise de la Coopérative laitière de la Sèvre, cas d'école d'un non-sens français

Maxime Giraudeau
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beurre d'échiré deux-sèvres
Coopérative laitière de la Sèvre

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beurre d'échiré deux-sèvres
Coopérative laitière de la Sèvre
Quand 130 ans de savoir-faire vacillent sous l'effet de l'inflation. La Coopérative laitière de la Sèvre (CLS) est en passe d'être rachetée par ses voisines charentaises Terra Lacta (lait) et Océalia (céréales) pour continuer à produire ses marques artisanales emblématiques, le beurre d'Echiré AOP et les fromages de chèvre Sèvre et Belle, et ainsi maintenir 160 emplois directs. Dans les Deux-Sèvres, la reprise du fleuron indépendant est vécue comme une secousse des temps économiques contrariés.
« Pendant très longtemps, on a habitué le consommateur à avoir accès à une alimentation très économique. Aujourd'hui, il a oublié son vrai coût. » Il y a comme une impression de compter pour du beurre dans les mots de Guillaume Ribadière, directeur général depuis 2021 de cette « petite coopérative mais positionnée sur le haut-de-gamme ».
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Le dirigeant n'a pas été ménagé depuis sa prise de poste. Si la structure a réalisé son meilleur chiffre d'affaires en 2022, avec 50 millions d'euros pour 475.000 euros de résultat net, l'année suivante a tout réduit à néant avec la chute de la demande. « On a vécu la hausse des couts de l'énergie, de l'alimentation animale, des emballages, du transport... Toutes les charges ont augmenté de façon très importante. En face, le retournement de marché a été sévère. La coopérative a été fragilisée », raconte-t-il à La Tribune.
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