Année catastrophique pour la filière céréales

Maxime Giraudeau
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En 18 mois, les précipitations massives qui sont tombées sur la France ont rechargé les nappes phréatiques... et mis à terre le monde céréalier. À cause des pluies continues et de la baisse de rendement des sols, l'agriculture française enregistrera en 2024 sa pire récolte de blé depuis 1983 avec seulement 26,3 millions de tonnes produites.
Les plus fortes baisses se trouvent en Nouvelle-Aquitaine, dans la deuxième région céréalière de France où la récolte va s'effondrer de 33 % en moyenne pour 2024. L'ex-Aquitaine va même atteindre -48 % selon les estimations de l'Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture. « D'octobre à mai, on a eu des pluies qui ont empêché de semer le blé. Certains ont tardivement essayé de le remplacer par du tournesol ou du maïs, mais d'autres ont été obligés de laisser leurs terres en jachère. On est habitués aux bouleversements mais rarement à un tel niveau », raconte à La Tribune Jean-Marc Renaudeau, président du Comité régional des céréales de Nouvelle-Aquitaine.
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Des semis tardifs qui laissent des champs pas encore moissonnés alors que l'automne bat son plein. Avec la pluviométrie toujours importante, les tournesols et les maïs pourraient ne jamais arriver à maturité... « C'est la première fois qu'on a des cultures autant impactées à la fois en été et en automne », empile le cultivateur installé dans les Deux-Sèvres. La dépression survient dans un contexte déjà contrarié. « Les coûts de production français sont élevés, les récoltes ne sont pas là et les prix ont sensiblement baissé », dresse le président de la chambre d'agriculture régionale Luc Servant, par ailleurs céréalier en Charente-Maritime.
Maxime Giraudeau
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