Le point sur ... les small caps

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Le Nouveau Marché s'est montré beaucoup plus volatil au cours de ces dernières séances que le CAC 40. Quelles en sont, selon vous, les raisons ? Les fortes amplitudes constatées la semaine dernière sur le Nouveau Marché proviennent essentiellement d'une liquidité moins importante que sur le règlement mensuel. La capitalisation boursière des entreprises cotées sur le Nouveau Marché représente un très petit pourcentage de la capitalisation totale de la place. Le marché des valeurs de croissance ne pèse que 30 milliards d'euros, contre environ 650 milliards pour la Bourse de Paris. Autre, raison qu'on peut invoquer, de plus en plus d'investisseurs ont accès au marché, notamment par le biais d'Internet. Et, les particuliers ont probablement une appréciation du risque différente de celle d'un gérant professionnel. Il faut se souvenir aussi que toute la hausse a été soutenue par des flux. Tout le monde voulait profiter de l'essor des nouvelles technologies en jouant sur les valeurs du nouveau marché. Du particulier au fonds spécialisé, en passant par les fonds " généralistes " qui voulaient aussi la part du gâteau. Une demande importante pour des valeurs dont le flottant n'est pas très élevé. Alors, à force de dire que ces entreprises étaient chères, mais toujours belles ; un jour, elles sont devenues réellement chères et les gens ont vendu. En tant que gérant small caps, comment avez-vous géré cette crise ? Aujourd'hui, l'idée est de se recentrer sur des valeurs qui ont les capacités de générer une croissance forte et de la gérer. Elles doivent avoir une taille relativement importante et surtout, de réels avantages concurrentiels. Nous sommes donc sortis, dès la mi-mars, de sociétés dont la taille est plus réduite, comme Infotel, Generix, Egide ou Cross System, pour nous positionner sur des entreprises leaders sur leur marché, telles que Wavecom, Ipsos, Integra ou encore Avenir Telecom, qui, bien qu'étant un distributeur spécialisé, procure des taux de croissance bien plus élevés. Etes-vous optimistes en ce qui concerne les valeurs du Nouveau Marché ? A court terme, les investissements des valeurs du nouveau marché pèse sur leurs marges, mais, à long terme, la croissance de leurs marchés est indéniable. Le problème se pose seulement pour les niveaux de valorisation. Jusqu'à présent, la hausse a concerné tous les titres car les investisseurs ne disposaient pas de référentiels : pratiquement chaque web agency se payaient une vingtaine de fois son chiffre d'affaires parce qu'elles étaient sur le même marché. Pourtant, elles n'ont pas les mêmes qualités et ne méritent pas d'être valorisées de la même façon. Il faut donc souhaiter que le marché fasse preuve de plus de sélectivité.

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