IBM structure son offre logicielle sur quatre grandes marques

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Une telle position ne s'atteint qu'en faisant attention à ne pas se disperser. Or, les investisseurs avaient senti un léger flottement dans cette division l'année dernière. Ils seront sans doute satisfaits de constater que l'offre logicielle d'IBM a été structurée autour de quatre grandes marques, qu'IBM sait nouer des partenariats avec des éditeurs d'applications sans chercher à les concurrencer et que la société s'interdit des diversifications au-delà de ce qu'elle a choisi comme métier de base : l'infrastructure des systèmes d'informations.Pour ce faire, quatre marques ont été mises en avant, qui découlent de la segmentation des besoins des clients d'IBM. Pour transformer les organisations et apporter leurs processus sur le Web, IBM a la marque WebSphere, spécialiste des serveurs d'applications ; pour gérer et analyser les données, IBM possède DB2, récemment renforcée par le rachat de la branche base de données d'Informix pour 1 milliard de dollars ; pour regrouper le savoir-faire d'une société, organiser sa gestion de connaissance et sa messagerie, IBM s'appuie sur Lotus. Enfin, pour administrer les infrastructures technologiques proprement dites, IBM a Tivoli. Notons que ces deux dernières entreprises ont été rachetées : Lotus lorsqu'elle était une société mature, Tivoli lorsqu'elle était une start-up. Il faut créditer IBM d'avoir réussi ces acquisitions puisque les deux entreprises réalisent chacune plus du milliard de dollars de chiffre d'affaires.Chacune de ces marques essaye d'obtenir un effet de levier avec la société IBM, tout en maintenant son propre positionnement et sa propre différenciation. Il a fallu exécuter des arbitrages d'activité : le stockage et la sécurité, que toutes les entités avaient plus ou moins développés, ont été regroupés au sein de Tivoli. La panoplie actuelle d'IBM Software a le mérite d'être logique. Ce sont les divers groupes d'utilisateurs d'IBM qui l'ont mise au point. Elle laisse supposer qu'IBM va devenir un peu plus volontaire dans son marketing, ne serait-ce que pour faire savoir haut et fort qu'il existe une alternative à Oracle dans les bases de données. WebSphere tente déjà de faire savoir qu'il est une alternative crédible à Bea Systems.Le deuxième axe de cette stratégie consiste à ne pas se fâcher avec les éditeurs de logiciels qui s'appuient sur l'infrastructure Middleware d'IBM. Si SAP et IBM ont fait savoir qu'ils s'étaient réconciliés, il ne faut pas oublier qu'IBM maintient d'excellentes relations avec JD Edwards, un autre éditeur de progiciel de gestion intégré. Dans la même veine, les relations privilégiées avec i2 Technologies ont certainement pu faire grincer les dents de SAP et même de JD Edwards, le deux éditeurs possédant une offre supply chain. Mais il faudra que les partenaires d'IBM s'habituent à être traités quasiment sur un même pied. C'est à ce prix que la branche logicielle peut espérer retrouver un taux de croissance à deux chiffres.

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