La Bourse de Paris reste dans le rouge à la mi-séance

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Après avoir gagné 8,5% en trois séances, la Bourse de Paris perd 0,99% à 5.183,77 points mercredi à la mi-journée, dans un marché affecté par l'avertissement de l'équipementier américain de réseaux Nortel. Malgré une ouverture en hausse de 0,15%, le CAC 40 est rapidement passé en territoire négatif pour toucher un plus bas à 5.152,9 points en milieu de matinée. Les forts reculs enregistrés au sein du CAC touchent indifféremment les valeurs traditionnelles et les TMT, Bouygues affichant toutefois une nette progression après la publication de très bons résultats 2000. L'indice du Nouveau Marché gagne en revanche 0,92% à 1 778,47 points.Les intervenants estiment que cet accès de faiblesse ne remet pas en cause le regain d'optimisme sur les marchés déclenché par un indice de confiance des consommateurs américains pour le mois de mars nettement meilleur que prévu. "On assiste à un peu de correction dans le calme. On vient quand même de monter de plus de 400 points", commente un trader. Néanmoins, le profit warning de Nortel Networks pèse sur les high techs, alors que l'incertitude autour de la décision, jeudi, de la BCE en matière de taux d'intérêt et la publication vendredi de nouveaux indicateurs clés de l'économie aux Etats-Unis, incitent à l'attentisme. "Le profit warning de Nortel tape sur un certain nombre de valeurs alors que le marché aurait pu continuer à être porté par le bon indice de confiance des consommateurs U.S.", déclare Jean-François Virolle, de Global Equities. Le canadien Nortel Network, numéro un mondial des équipements de télécommunication, a déclaré que ses pertes trimestrielles atteindraient plus du double des prévisions des analystes. De son côté, le fabricant d'ordinateurs de poche Palm a accru ses prévisions de pertes au prochain trimestre. Les deux entreprises ont expliqué ces mauvaises nouvelles par l'état de l'économie américaine. Ces deux mises en garde, qui entraînent les contrats sur indices américains à la baisse, pèsent sur les places européennes. L'Euro Stoxx 50 perd 0,27%, le FTSE 100 de la Bourse de Londres 1,15% et le Dax de Francfort 0,96%. LES VALEURS DU JOUR A PARISParticulièrement recherchées ces trois dernières séances, les technologiques sont sous pression après le nouveau "profit warning" de Nortel. Les valeurs de télécommunications, qui ont largement bénéficié du mouvement de hausse, sont également sous pression. Après trois séances consécutives de hausse, France Télécom cède 1,76% à 67 euros. Hier, le titre a gagné 5,74% à 68,2 euros, portant sa progression à 20% depuis vendredi, effaçant une partie des pertes accumulées depuis le début de l'année. La filiale de l'opérateur historique, Orange, est stable à 9.56 euros (+0,63%), après s'être hissée hier à son niveau d'introduction, soit 9,50 euros. Quant aux équipementiers télécoms, Alcatel et Sagem, ils chutent respectivement de 3,83% à 41.18 euros et de 3,32% à 86 euros. Sur le compartiment des étrangères, le suédois Ericsson trébuche quant à lui de 3,86% à 6.97 euros, et le finlandais Nokia de 3,24% à 29.60 euros. Quelques valeurs parviennent toutefois à tirer leur épingle du jeu, à l'exemple de GFI Informatique (+3,09% à 26.70 euros). Le groupe a publié, au titre de son exercice 2000, un résultat net en hausse de 40% à 23,8 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 512,4 millions d'euros (+37%). La société de services informatiques annonce qu'une croissance organique à deux chiffres est assurée et permet de confirmer le dépassement de ses objectifs sur la période 2000/2002. Même scénario pour Technip et United Technologiques, qui s'octroient respectivement 3,95% à 158 euros et 4,38% à 83.50 euros. Les prises de bénéfices touchent indifféremment les valeurs dites traditionnelles, à l'exception notable de Bouygues (+5% à 39.90 euros). Le groupe de construction et de communication a presque multiplié son bénéfice net 2000 par cinq à 215 millions d'euros. Lafarge abandonne 3,22% à 99.30 euros, Usinor 2,52% à 13.55 euros. KBC Securities a abaissé sa recommandation sur le sidérurgiste "d'achat" à "accumuler", tout en révisant en forte baisse ses estimations de résultats pour 2001 et 2002.

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