« Les compagnies pétrolières gagnent encore très bien leur vie »

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« La Tribune »: La baisse de production de l'Opep n'entraîne pas de rebond des cours du brut...Moncef Kaabi: En réduisant ses quotas de production de 1 million de barils/jour, l'Opep n'a fait que s'adapter à l'évolution saisonnière de la demande. Les anticipations de cette moindre demande se vérifient par l'existence d'un déport sur les échéances rapprochées des contrats à terme. Toutefois cet effort de l'Opep sera pris en compte lorsque le marché aura connaissance, à la fin du mois, des stocks américains à la fin février. Si ces derniers semblent insuffisants, c'est à ce moment là qu'on observera des tensions sur les prix. Plus vraisemblablement, les stocks américains traduiront le fort ralentissement de l'économie aux Etats-Unis. Le baril pourrait alors connaître un accès de faiblesse, même si ce dernier sera tempéré par une reconstitution des stocks qui n'a pu s'effectuer convenablement lors des deux années écoulées. Il est aussi remarquable que l'Opep reçoive le soutien des producteurs externes au cartel. Notamment de l'ex-URSS et du Mexique dont l'effort porterait sur 300.000 barils.Quel point d'équilibre prévoyez-vous pour le brent ?Je ne pense pas que le baril puisse enfoncer le seuil que s'est fixé l'Opep, à savoir 22 dollars. L'organisation prendra de nouvelles initiatives si ce plancher est menacé, alors que le soutien des pays non-Opep tend à renforcer sa position. D'ici à la fin de l'année, je prévois un cours de 24,5 dollars sur le brent qui tient compte de la faiblesse de la demande américaine qui n'aura qu'un impact limité. Si les Etats-Unis restent le principal consommateur, l'élasticité de la demande est cantonnée dans d'étroites limites. Les économies asiatiques restent le moteur de la croissance de la demande.Comment les compagnies devraient-elles évoluer en Bourse ?Au niveau de cours que j'évoque, les compagnies gagnent encore très bien leur vie. Et s'il leur sera difficile de reproduire leurs excellents résultats de 2000, leurs bénéfices demeureront respectables. Nous continuons donc à surpondérer le secteur de l'énergie. C'est l'un des plus résistants au trou d'air de l'économie américaine dont nous espérons le redémarrage au second semestre de cette année.

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