Le pétrole touche la barre des 29 dollars le baril

La tension croissante autour de l'Irak et du Proche-Orient n'en finit pas de faire monter le pétrole. Mardi après-midi, le cours du Brent a atteint les 29 dollars le baril à Londres, et cela pour la première fois depuis un an. Intervenant à la veille de l'anniversaire des attentats du 11 septembre, cette hausse a été alimentée notamment par des rumeurs selon lesquelles Al-Qaïda préparerait des attentats contre des pétroliers circulant dans le Golfe persique. La Marine américaine a en effet averti mardi que des informations "non confirmées" faisaient état de telles possibilités. Dans un avis adressé à la marine marchande, le bureau de liaison maritime de la Marine à Bahreïn a souligné qu'il n'y avait pas d'indication d'une attaque imminente, mais que la menace devait tout de même être prise au sérieux.Du coup, en milieu d'après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, référence sur l'International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, est monté brièvement jusqu'à 29,02 dollars, après avoir ouvert à 28,55 dollars et clôturé à 28,49 dollars lundi. Le baril est ensuite revenu vers les 28,85 dollars.Des prix qui s'établissent à peu près au même niveau que les pointes de 28 à 29 dollars le baril observées à Londres dans les jours suivant le 11 septembre 2001. Au delà de ces rumeurs d'attentats, c'est toujours la situation de l'Irak qui préoccupe les marchés. Intervenant aujourd'hui à l'occasion du congrès des syndicats britanniques qui se tient à Blackpool, le Premier ministre britannique Tony Blair a lancé une nouvelle mise en garde au régime de Saddam Hussein. S'il a réaffirmé que les Nations Unies devaient jouer un rôle dans la crise actuelle, il a aussitôt ajouté qu'il "ne peut plus y avoir de nouvelles conditions, de nouveaux jeux, de nouvelles manoeuvres dilatoires, de nouvelles mises en cause de l'autorité des Nations Unies" de la part de Bagdad. Et surtout, a enchaîné Tony Blair, il doit "être clair que si la volonté des Nations Unies est ignorée, l'action suivra" contre le régime irakien. Parallèlement à ce nouvel appel direct à l'action contre l'Irak, ce dernier pays a appelé de son côté les Arabes à attaquer les "intérêts" des Etats-Unis dans le monde en cas de frappe américaine et accusé Washington de multiplier les "mensonges" sur l'arsenal irakien d'armes prohibées. "Nous appelons les masses arabes à combattre les intérêts matériels et humains des agresseurs où qu'ils soient", en cas d'attaque américaine contre l'Irak, a déclaré le vice-président Taha Yassine Ramadan lors d'une conférence de presse à Amman. Pour les marchés, la prochaine étape importante est le discours que doit prononcer jeudi le président américain George Bush devant les Nations Unies. Une intervention au cours de laquelle il devrait apporter à la communauté internationale des éléments de preuve au sujet de la politique de l'Irak en matière d'armes de destruction massive et préciser ses intentions envers le pays de Saddam Hussein.

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