Reed Elsevier résiste bien

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Reed Elsevier n'a pas failli à sa réputation de valeur refuge du marché des médias et de l'édition. Le groupe anglo-néerlandais, spécialiste de l'information et de l'édition professionnelles et scientifiques, a limité à 3% le recul de son résultat semestriel avant impôts. A 398 millions de livres (641 millions d'euros), contre 410 millions sur les six premiers mois de l'exercice précédent, celui-ci se situe au-dessus du consensus des prévisions établi par Reuters (394 millions de livres). Le chiffre d'affaires, lui, progresse de 22%, à 2,467 milliards de livres (3,972 milliards d'euros), principalement grâce à l'intégration de Harcourt Education et de STM, rachetés en juillet de l'an dernier. A périmètre comparable (soit en réintégrant Harcourt et STM au premier semestre 2001), l'activité affiche un recul de 1%, à mettre au compte de la division Business (-9%), qui a subi l'effet du ralentissement économique global et de la chute du marché publicitaire. Le groupe est en revanche parvenu à maintenir sa croissance dans les divisions Science et Droit. La marge d'exploitation, elle, recule d'un point à 20,5%.Le deuxième semestre devrait profiter de la forte saisonnalité affectant Harcourt et STM. Ce qui permet aux deux principaux dirigeants du groupe, Morris Tabaksblat et Crispin Davis, d'affirmer que "nous restons nettement en passe d'atteindre nos principaux objectifs financiers : une croissance du chiffre d'affaires supérieure à celle du marché et une progression à deux chiffres du résultat net par action à taux de change constants pour 2002 et au-delà".Pour la division Business, qui édite notamment plusieurs dizaines de magazines professionnels (comme Variety ou Electronic News), "les marchés publicitaires restent difficiles" et si "aucune détérioration" n'a été observée depuis le début de l'année, le groupe n'entrevoit "aucun signe réel de reprise". Le second semestre devrait profiter d'une base de comparaison moins défavorable et des effets des mesures d'économies mises en application ces derniers mois.Le groupe maintient donc ses projets d'investissements, qui devraient atteindre un total de 300 millions de livres (480 millions d'euros) sur l'exercice. Qui plus est, l'objectif de réaliser 1 milliard de livres (1,6 milliard d'euros) de chiffre d'affaires sur Internet cette année est maintenu. Parallèlement, les réductions de coûts décidées après les acquisitions de Harcourt et STM ont été durcies : les économies réalisées ont atteint 250 millions de livres au lieu des 170 millions prévus il y a deux ans. Et l'heure est encore à l'austérité : plusieurs centaines de postes devraient être supprimés cette année, principalement aux Etats-Unis, a annoncé Crispin Davis.Ce dernier a par ailleurs refusé de commenter, au cours de la conférence téléphonique sur les résultats, l'éventuel intérêt de son groupe pour BertelsmannSpringer, la branche de presse et d'édition professionnelle de Bertelsmann, mise en vente en juin. Il s'est contenté d'indiquer, dans une remarque générale, que Reed Elsevier ne prévoit pour l'instant aucune acquisition importante.A la Bourse de Londres, l'action Reed Elsevier gagnait 3,57% en clôture jeudi, à 536,50 pence. Il se rapproche ainsi de son niveau du début de l'année, mais reste loin de son plus haut annuel, proche des 700 pence.

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