"A HSBC, je préfère cinq banques plus petites"

"La Tribune". Comment les banques de Hong Kong accueillent-elles le ralentissement de l'économie locale ?Keith Irving. Les banques ont subi une pression sans précédent sur leurs marges. L'an dernier, le volume de leurs prêts a fondu de 4 % et nombre de crédits existants ont été renégociés en faveur de prêts à taux plus faible. Jusque-là, beaucoup d'établissements avaient pu compenser ces pressions par la bonne performance de leur portefeuille obligataire. Ce ne sera plus le cas cette année. Néanmoins, les activités de crédit à la consommation continuent d'enregistrer une croissance impressionnante.Tout ceci ne donne guère envie d'investir dans les grands établissements de Hong Kong...Nous continuons de sous-pondérer le secteur. Pourquoi acheter un acteur global comme HSBC alors que vous pouvez vous positionner sur un portefeuille rassemblant Fleet Boston, BNP-Paribas et Barclays, Standard Chartered et Hang Seng qui représente une palette d'actifs comparable ? Un tel panier fait ressortir une ROE (rentabilité sur fonds propres, Ndlr) de 18 %, contre un peu plus de 13 % pour HSBC, et une valorisation boursière de douze fois les bénéfices contre quinze fois pour la première banque de Hong Kong. HSBC n'offre en réalité pas encore les avantages d'un établissement global comme peut l'être City Group et n'est mondiale que "physiquement" via son réseau commercial. Mais pas dans la banque d'investissements ni dans la gestion d'actifs.L'ouverture du marché chinois n'est-elle pas la chance des banques de la place ?Cela reste un objectif de long terme. Jusque-là, les banques de Hong Kong étaient les mieux placées pour développer une présence chinoise. L'accession de la Chine à l'OMC va progressivement ouvrir le marché aux banques étrangères et relativiser cet avantage. Certains établissements, comme le singapourien UOB, en arrivent à la conclusion qu'il n'est pas besoin de s'implanter à Hong Kong via une acquisition pour se développer en Chine. En réalité, les banques de Hong Kong vont contrôler une part plus réduite du gâteau chinois qui ne cesse de grossir. La question reste de savoir si cette croissance compensera le rétrécissement de leur part.Propos recueillis par Pierre-Alexandre Sellier, à Hong Kong

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