"Le statut de Vivendi Universal est clarifié"

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"La Tribune". La déconsolidation en cours de Vivendi Environnement règle-t-elle tous les problèmes de sa maison mère ?Charles-Henri de Mortemart. Non, assurément pas, mais cela va dans le bon sens. L'annonce faite par Vivendi Universal (VU) résout déjà deux problèmes de taille. En premier lieu, cela va renforcer le statut du groupe, maintenant clairement identifié comme spécialiste des médias et des télécoms alors qu'il était auparavant trop perçu comme un conglomérat diversifié. En second lieu, cela réduit la dette de VU. Le groupe va pouvoir déconsolider la dette de sa filiale de services publics (15 milliards d'euros à la fin 2001) et la cession de titres de sa filiale va lui procurer une rentrée de cash légèrement supérieure à 1,5 milliard d'euros. De sorte que la dette nette va revenir de 35 milliards à 18,5 milliards. Si on ajoute les autres rentrées de cash liées à la cession de Telepiu et de diverses ventes de participations non stratégiques, la dette pourrait même revenir en fin d'année dans la zone des 16 à 17 milliards. Face à un excédent brut d'exploitation prévisionnel de 6 milliards, le ratio d'endettement reviendrait alors à 2,7, bien en dessous du seuil critique de 3. Ce qui affranchirait VU de la pression des agences de notation.Et les conséquences pour Vivendi Environnement (VE)?En termes d'activités, il n'y en a aucune. Mais en termes financiers, VE va accroître ses fonds propres du montant de l'augmentation de capital, soit de près de 1,5 milliard d'euros. Sur la base d'une émission d'actions nouvelles à 32 euros, la dilution atteindrait 4 % pour le bénéfice par action 2003. Celle-ci serait toutefois compensée par une capacité financière restaurée qui permettra à VE de retrouver une marge de manoeuvre pour réaliser des opérations de croissance externe. Elle aura par exemple les moyens de financer le rachat d'une partie du distributeur d'eau britannique Southern Water, pour laquelle elle est déjà candidate.Et les conséquences pour Cegetel ?Je reste dubitatif à court terme sur un renforcement de VU dans le capital de sa filiale télécom car sa priorité est de réduire son endettement ; bien que le réemploi des sommes retirées de VE au profit de Cegetel aurait le mérite de donner au groupe un meilleur accès sur les flux de trésorerie de cette dernière.

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