Le chômage tombe sous les 10%

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Un signe encourageant. Selon les statistiques du ministère de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 1% en juillet. Soit 25.600 chômeurs en moins sur les listes toujours trop longues de l'ANPE. Résultat, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s'établi à 9,9% de la population active en juillet, passant ainsi sous la barre des 10%. C'est la première fois depuis octobre 2003 que le nombre de demandeurs d'emploi repasse en dessous de cette barre très symbolique.Cette baisse est la quatrième consécutive enregistrée par le ministère dirigé par Jean-Louis Borloo. Elle intervient après les reculs de 0,1% en avril, de 0,1% en mai et de 1,4% en juin. Bonne nouvelle, c'est surtout le chômage des jeunes qui a reculé en juillet (-2,5%). Le chômage de longue durée, qui touche les demandeurs d'emploi inscrits depuis au moins un an à l'ANPE, s'est également replié (-1,8%). Quant aux sorties de l'ANPE au cours des trois derniers mois, elles sont en hausse de 6,1% par rapport aux trois mois précédents. Enfin, les entrées en apprentissage, l'une des priorités du plan Borloo de cohésion sociale, ont progressé de 11,6% au cours des six derniers mois par rapport à la même époque l'année précédente. Ce recul du chômage sera-t-il suffisant pour restaurer la confiance des Français, comme s'était engagé à le faire le Premier ministre, Dominique de Villepin, lors de son arrivée à Matignon? Les prochaines enquêtes de conjoncture seront déterminantes. En attendant, une récente étude de l'Ifop démontre que seulement 30% des Français seraient "optimistes" pour l'avenir et 25% feraient "confiance au gouvernement" pour lutter contre le chômage. "C'est le miracle de l'été!", estime Marc Touati chez Natexis Banques Populaires interrogé par latribune.fr. "Les deux replis importants du nombre de chômeurs en juin et juillet sont très surprenants car rien ne les laissait réellement présager. En témoignent les perspectives d'emplois moroses des chefs d'entreprises dans les récentes enquêtes de conjoncture. Les emplois saisonniers et les nombreuses radiations de chômeurs en fin de droit peuvent certainement expliquer une telle performance. Dans tous les cas, cette baisse du chômage n'est pas due à la création des Contrats nouvelle embauche (CNE), les effets de ces contrats n'étant pas attendus avant la fin de l'année", explique l'économiste."Il faut rester prudent", renchérit Laure Maillard chez Ixis CIB. "Il faut en effet garder à l'esprit que le principal soutien à l'emploi reste la croissance. Or, la conjoncture actuelle n'est guère réjouissante actuellement en France, fragilisée notamment par la hausse des prix du pétrole", souligne l'économiste qui table sur un taux de chômage de 9,8% à la fin de l'année.Néanmoins, à la veille de sa conférence de presse mensuelle, au cours de laquelle Dominique de Villepin devrait tirer un bilan de ses premiers mois passés à Matignon, cette baisse du chômage devrait satisfaire le gouvernement. Maintenant, le plus dur reste encore à faire: confirmer. Car la bataille de l'emploi n'est pas gagnée.Bercy révise à la baisse ses prévisions de croissance annuelleInterrogé sur l'antenne d'Europe 1, le ministre de l'Economie et des Finances a révisé à la baisse ses estimations de croissance annuelle. Désormais, celle-ci devrait osciller entre 1,5 et 2%, contre une fourchette de 2-2,5% précédemment. En dépit de ce "profit warning", Thierry Breton reste toutefois relativement confiant. "Je le redis, le pire est derrière nous", a-t-il déclaré, précisant qu'une accélération de la croissance était perceptible depuis "fin mai début juin", confirmée selon lui en juillet et en août. "Les commandes industrielles sont à la hausse, les exportations sont bien meilleures que ce qu'elles n'étaient, notamment les exportations industrielles, les perspectives sont clairement au vert depuis le mois de juillet, l'activité industrielle repart à la hausse".

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