HSBC a ralenti la cadence au troisième trimestre

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L'activité de la première capitalisation bancaire en Europe a cru moins vite que lors des six premiers mois de l'année. La banque fait notamment face à une remontée des risques aux Etats-Unis.

Prudence est mère de sureté. C'est la teneur du discours que l'équipe dirigeante d'HSBC a tenu ce matin à la communauté financière à l'occasion de la présentation des résultats du troisième trimestre et d'un point sur l'activité du trimestre en cours. Douglas Flint, directeur financier du groupe bancaire, a reconnu que les revenus de l'établissement avaient certes progressé par rapport au troisième trimestre de l'année 2005 mais à un rythme moindre que la cadence observée sur les six premiers mois de l'année. Pour mémoire, la première banque européenne par sa capitalisation de 107 milliards de livres sterling (158 milliards d'euros) avait enregistré une hausse de 15% de ses recettes au premier semestre couplée à une croissance de 18% de son résultat net qui avait atteint 12,5 milliards de dollars (9,4 milliards d'euros).

L'Etat major de la banque basée à Londres attribue cette baisse de régime à plusieurs facteurs, notamment des variations saisonnières sur les commissions et une volonté de limiter la distribution de crédits dans certaines régions du monde. A cet égard, les turbulences de l'immobilier outre-Atlantique ont provoqué une remontée du coût du risque et des provisions passées pour faire face aux créances douteuses au sein de sa branche Etats-Unis, premier contributeur aux bénéfices de la banque. Il y a un mois, le groupe avait indiqué que le résultat net du pôle américain avait été amputé d'un million de dollars sur le troisième trimestre pour ces raisons.

A cet environnement plus difficile aux Etats-Unis, s'ajoute la baisse de régime observée dans les métiers de banque de financement et d'investissement sur fonds d'aplatissement de la courbe des taux et d'opportunités moindre pour le courtage. Une situation à laquelle sont confrontées toutes les grandes banques d'investissement, notamment UBS, Crédit Suisse ou encore les français Société Générale et BNP Paribas. S'il n'a pas révélé de chiffres précis, Douglas Flint a indiqué que la croissance de 37% observée au premier semestre n'avait pas été reconduite sur le troisième trimestre.

Pour assurer la croissance future, les dirigeants de la banque entendent mettre l'accent sur l'Asie, notamment la Chine et l'Inde. Ils prévoient d'accroître d'un tiers les agences du groupe en Chine pour les porter à 36 et ce, afin de profiter de l'ouverture du marché bancaire de l'Empire du milieu.

En attendant, les investisseurs ont été quelque peu échaudés par les propos de la direction d'HSBC. En Bourse de Londres, le titre reculait de 1,76% à 920,50 pence dans l'après-midi. De quoi faire basculer dans le rouge l'évolution du cours depuis le début de l'année (-1,3%).

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