La reprise de l'emploi salarié en France se confirme

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L'emploi salarié dans le secteur marchand a augmenté de 0,3% au deuxième trimestre et de 0,9% sur un an. La reprise économique et le développement des services à la personne ont contribué à cette croissance somme toute modeste. Mais l'emploi intérim reste prédominant dans cette évolution.

La reprise de l'emploi entamée l'an dernier se poursuit. Le ministère de l'Emploi a annoncé ce matin une augmentation de 0,3% de l'emploi salarié dans le secteur marchand, créant 53.600 postes au deuxième trimestre. Sur un an, la progression est de 0,9%, ce qui représente 135.400 postes supplémentaires, en données corrigées des variations saisonnières (CVS). L'intérim a particulièrement progressé, de 34.100 postes, ce qui rappelle que les entreprises recherchent encore avant tout la flexibilité, dans une conjoncture jugée incertaine.

En outre, avec un rythme de croissance annuel du PIB de 2% au premier trimestre et de plus de 4% au deuxième trimestre, on pouvait s'attendre à un marché du travail beaucoup plus dynamique. "Les blocages structurels (rigidité du droit du travail, fiscalité, effets pervers des 35 heures, judiciarisation des procédures de licenciement) continuent donc de freiner l'emploi par rapport à ce que serait sa tendance naturelle", estime Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès.

Hors intérim, la hausse de l'emploi apparaît moins élevée au deuxième trimestre qu'au premier. Après une hausse de 0,2% avec 27.600 créations d'emplois au premier trimestre, revue en hausse en raison de la meilleure prise en compte statistique de l'emploi salarié des particuliers employeurs, l'emploi a progressé que de 0,1% durant la période d'avril à juin, avec 19.500 postes créés. "Le volet du plan Borloo consacré au développement des services à la personne apporte désormais une nette contribution à l'emploi global", souligne Nicolas Bouzou.

L'Unedic a pour sa part enregistré une hausse de 0,4% des effectifs salariés au deuxième trimestre, avec la création de 70.900 postes et une hausse annuelle de 1,3%, soit un gain net de 201.400 postes de fin juin 2005 à fin juin 2006. "Il faut remonter à la fin de l'année 2001 pour observer de telles créations nettes d'emplois sur un an", a exposé l'Unedic, qui couvre un champ plus large que celui de l'Insee et a totalisé 16,156 millions de salariés à fin juin 2006.

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