Eurazeo s'offre Europcar pour 3,1 milliards d'euros

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La société d'investissement rachète le numéro un européen de la location d'automobiles pour 2,4 fois son chiffre d'affaires 2005. La valorisation d'entreprise de 3,083 milliards d'euros comprend une reprise de dettes de 1,82 milliard.

Enfin conclu. Après être entré en négociations exclusives avec Volkswagen pour racheter le groupe de location d'automobiles Europcar, le groupe d'investissement Eurazeo a conclu le rachat du loueur pour 3,083 milliards d'euros, dettes de 1,82 milliard d'euros comprises. Le prix, qui représente 2,4 fois le chiffre d'affaires 2005 d'Europcar, est un peu plus élevé que les attentes des analystes, qui tablaient sur une fourchette comprise entre 2,5 et 3 milliards d'euros.

Ce qui n'empêche pas Eurazeo d'afficher sa satisfaction. "Nous sommes très heureux de réaliser l'acquisition d'Europcar, qui, avec une mise de fonds propres initiale de près de 900 millions d'euros, a vocation à être l'un des plus importants investissements d'Eurazeo", s'est félicité Patrick Sayer, président du directoire de la société d'investissement. "Cet investissement, réalisé seul par Eurazeo, est une étape importante pour notre société du fait de sa taille et de la présence géographique très large de l'entreprise. Il confirme notre capacité à réaliser des transactions complexes et de taille importante en partenariat avec de grands groupes européens souhaitant se recentrer sur leur coeur de métier", a ajouté le président.

Eurazeo met en effet la main sur le numéro un européen de la location d'automobiles. Europcar, qui compte 2.900 agences dans 145 pays et 5.200 salariés, a enregistré un chiffre d'affaires de 1,28 milliard d'euros en 2005, en croissance de 9%. Le groupe a été mis en vente par le constructeur Volkswagen, alors que ce dernier a mis en place un vaste plan d'économies de coûts et de désinvestissements. Dans le cadre de ce plan, Volkswagen pourrait également céder sa part de 50% dans sa branche d'électronique embarquée Volkswagen Bordnetze, dont l'autre moitié du capital est détenue par Siemens. Le constructeur a par ailleurs déjà cédé sa filiale Gedas (électronique) à T-Systems en décembre dernier.

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