Le rôle actif de Claude Guéant suscite le débat

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L'omniprésence du secrétaire général de l'Elysée dans les médias et sur la scène nationale et internationale déclenche polémique et critique. Déjà fragilisé par l'activisme du président de la République Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon s'en retrouve éclipsé encore davantage.

Cela s'était amorcé avec la visite en Libye pour arracher la libération des infirmières bulgares mais la présence à ses côtés de Cécilia Sarkozy avait monopolisé l'attention. Cette fois, c'est bien son rôle qui est objet de débat : celui de Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée.

"Il n'y a qu'un seul Premier ministre en France, c'est Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, a ainsi estimé sur la chaîne de télévision LCI ce lundi le député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence Jean-Louis Bianco. Ce dernier sait de quoi il parle : il a occupé ce poste sous François Mitterrand...avant de devenir un des lieutenants de Ségolène Royal ce qui aurait pu l'amener à Matignon en cas de victoire de sa championne à l'élection présidentielle.

Matignon justement est sous pression avec ce rôle omniprésent, notamment dans les médias, de Claude Guéant. François Fillon "fait l'intendance avec beaucoup de courage et d'abnégation" a déclaré avec ironie le député PS. "C'est vrai que ça peut surprendre, que ça peut choquer (mais) après tout puisqu'il a un rôle d'homme public et un rôle important, on l'a vu, dans le dispositif de Nicolas Sarkozy, qu'il s'exprime, qu'on le connaisse, ne me paraît pas choquant, souligne Jean-Louis Bianco à propos de Claude Guéant. Par contre, il y a un moment où son pouvoir par rapport à celui du Premier ministre va poser problème".

Il existe un précédent d'un secrétaire général de l'Elysée puissant - mais qui lui, restait davantage dans l'ombre - : Dominique de Villepin sous Jacques Chirac - le premier aurait poussé le second à la malheureuse dissolution de l'Assemblée nationale en 2007 qui avait amené la cohabitation avec Lionel Jospin suite à la victoire des troupes socialistes. Chirac avait même fini par faire de Villepin son Premier ministre puis son candidat à la présidentielle avant que Nicolas Sarkozy ne s'impose au sein de l'UMP.

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