Des pistes pour mieux prendre en compte le travail des étudiants

Un rapport du Conseil économique et social sur le "travail des étudiants" pointe un certain nombre de réformes à mener (bourses, aménagements d'horaires, etc.) pour faciliter la vie des 40% d'étudiants appeler à travailler pendant la durée de leurs études.

Le travail des étudiants. Ce sujet de société un peu méconnu vient de faire l'objet d'un rapport du Conseil économique et social (CES). Les conclusion de cette étude, présentées par Laurent Bérail (CFDT), ont été rendues publiques ce lundi.

Selon le rapport, plus de 40% des étudiants (en incluant la période d'été) exercent une activité rémunérée pendant l'année universitaire et de 15 à 20% -environ 400.000- "travaillent de façon régulière pendant leurs études". Le CES n'en cache pas les risques: au-delà de 15 heures par semaine, le travail devient négatif pour les études. De fait, le travail des étudiants, qui reste sous-estimé, peut avoir des conséquences négatives sur les études, mais le Conseil économique et social prône qu'il soit transformé en "atout", via notamment un aménagement des cursus ou sa reconnaissance dans les diplômes.

Pour limiter ces travers, il prône d'augmenter le montant des bourses d'études, le nombre de bénéficiaires, et d'envisager "d'autres formes d'aides telles qu'une allocation d'études remboursable". Mais le CES veut aussi promouvoir une "nouvelle conception" dans l'approche du travail étudiant . Pour cela, il préconise "de réels aménagements pédagogiques" (horaires, outils numériques) et d'intégrer le travail étudiant dans le module "projet professionnel", notamment "en généralisant le supplément au diplôme avec la mention des compétences professionnelles acquises".

Sur un autre plan, il propose de développer les emplois étudiants "au sein" même des universités, en complémentarité des emplois statutaires. Enfin, dans les entreprises, l'emploi étudiant "doit rester régi par le droit commun" et le CES prône d'instaurer un "congé de droit pour examen" ou encore la possibilité de prévoir, par accord collectif, le versement de l'indemnité de précarité pour les emplois pendant les vacances. Le CES souhaite aussi encourager les "bonnes pratiques" des entreprises, telles que des conditions d'accueil positives et des volumes d'horaires "adaptés et adaptables".

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