L'Allemand Thomas Enders, nouveau PDG d'Airbus, a rencontré les syndicats

Le nouveau PDG d'Airbus, l'Allemand Thomas Enders, a rencontré les différents syndicats de l'entreprise, souvent opposés au vaste plan de restructuration de l'avionneur, qui doit être détaillé en septembre.

Thomas Enders, jusqu'ici coprésident exécutif de sa maison-mère EADS, et nouveau PDG d'Airbus, a rencontré mardi à Toulouse les différents syndicats de l'entreprise, souvent opposés au vaste plan de restructuration de l'avionneur devant être détaillé en septembre.

"Le retour à la sérénité et à la confiance est absolument nécessaire. La nouvelle organisation n'a pas droit à l'erreur", a expliqué à l'AFP à la sortie de la réunion Françoise Vallin, déléguée CFE-CGC et membre du comité européen de l'avionneur, faisant allusion au plan Power8.

Ce plan de restructuration, annoncé le 28 février, prévoit cinq milliards d'euros d'économies d'ici 2010 puis 2,1 milliards par an, et supprime 10.000 emplois (dont 5.000 chez les sous-traitants) en quatre ans. Un volet appelé "plan Zephyr" concerne la cession totale ou partielle de sept sites industriels sur seize.

"M. Enders nous a rappelé que la cession de ces sites était pour lui inéluctable. Nous sommes d'accord à condition que cela reste un projet franco-français", a ajouté Mme Vallin. Pour elle et son syndicat, le rachat partiel ou total des sites français, Méaulte (Somme) et Saint-Nazaire Ville (Loire-Atlantique), doit l'être par des entreprises françaises.

Sur le même thème, la position de la CGT est restée inchangée avec le refus de la vente de ces sites. "Nous avons l'impression que M. Enders continuera ce qu'a commencé Louis Gallois, ancien coprésident d'EADS, notamment sur le plan Power8", a déclaré Xavier Petrachi, membre du comité d'entreprise.

Thomas Enders a d'abord reçu les syndicats français, en premier lieu FO, syndicat majoritaire à Airbus France, avant de s'entretenir dans l'après-midi avec les représentants des syndicats allemands, britanniques et espagnols.

Julien Talavan (FO) a par ailleurs indiqué que M. Enders prévoyait de rester cinq ans à la tête d'Airbus, qui vient de connaître cinq présidents en cinq ans.

Pour Gérard Boulicault (CGT), le "point structurant n'est pas de savoir si c'est un Allemand, un Français, un Espagnol ou un Anglais (qui dirige) mais si c'est un patron qui agit au profit des actionnaires ou pour une politique industrielle pour satisfaire à la fois les besoins des clients et des salariés".

Si FO et la CFE-CGC ont salué en M. Enders un interlocuteur "très ouvert" et "voulant être très proche de ses équipes, du terrain", la plupart des syndicats ont estimé qu'avec lui "il n'y aura pas de politique nouvelle".

EADS a décidé récemment de mettre fin à sa direction bicéphale franco-allemande, rendue responsable des déboires d'Airbus et d'incessantes frictions au sein du management.

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