Accord de la grande distribution sur le prix des fournitures scolaires

L'idée est de favoriser le pouvoir d'achat. Le ministre de l'Education Xavier Darcos a trouvé un accord avec les principales enseignes de la grande distribution pour baisser le prix d'une trentaine de fournitures scolaires.

Plus de trente fournitures scolaires seraient concernées par l'accord. Le ministre de l'Education Xavier Darcos a convancu les principales enseignes de la grande distribution de baisser les prix d'une trentaine de fournitures scolaires, a-t-il annoncé.

"Sur ces 30 fournitures, les distributeurs se sont engagés qu'elles soient vendues soit au même niveau de prix qu'à la rentrée 2006 soit à prix coûtant", a-t-il déclaré, au terme de négociations avec les dirigeants des enseignes Leclerc, Intermarché, Auchan, Carrefour et Système U, ainsi qu'avec le président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) Jérôme Bédier.

Cette liste (stylos à bille, crayons à papier, classeurs, petits et grands cahiers de 96 pages ...) représente le minimum nécessaire "pour réussir la rentrée", selon M. Darcos. Elle sera transmise aux établissements, et les enseignants auront pour consigne de s'y référer dans leurs demandes de fourniture aux élèves.

L'accord intervient après que les associations familiales ont dénoncé la semaine dernière le coût de la rentrée scolaire 2007 pour les familles, avec une hausse de 0,67 à 2,06% cette année. M. Bédier a déclaré que les baisses auront lieu "le plus tôt possible", tout en insistant sur le fait que les prix des fournitures sont déjà "compétitifs" en raison "d'une concurrence d'enfer entre distributeurs".

"Cet accord n'arrive pas trop tard, puisque les lycées et les collèges n'auront leurs listes qu'à la rentrée", a ajouté le ministre, estimant que cet accord ne remettait pas en cause la liberté d'entreprendre des distributeurs. "Un engagement a aussi été pris pour prolonger les promotions de la rentrée à mi-septembre, alors qu'elles devaient prendre fin la semaine prochaine", a de son côté ajouté le secrétaire d'Etat chargé de la consommation, Luc Chatel, également présent lors des négociations.

La Confédération syndicale des Familles (CSF) a dit être "étonnée que cette démarche émane du ministre de l'Education nationale". "Si le gouvernement a vraiment cette volonté, il doit la mettre en application en ramenant le taux de la TVA à 5,5% pour l'ensemble des fournitures scolaires qui doivent être considérées comme des produits de première nécessité", a-t-elle argumenté.

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