Mort d'Hughes de Lasteyrie, à l'origine de "l'affaire Rhodia"
La Tribune
La Tribune
Hughes de Lasteyrie, actionnaire minoritaire du groupe chimique Rhodia, à l'origine d'enquêtes judiciaires sur des agissements ayant abouti à la ruine de nombreux actionnaires, est décédé subitement vendredi à Paris, a annoncé son entourage samedi. Il avait notamment porté plainte en 2004 pour "présentation de comptes inexacts, diffusion d'informations fausses et mensongères". Il avait notamment accusé les dirigeants du groupe chimique d'avoir dissimulé pendant des années le niveau d'endettement du groupe.
"La brutale disparition de M. de Lasteyrie n'est pas de nature à interrompre les procédures engagées par la société Valauret, qu'il dirigeait", indique un communiqué. Sa famille "a pris toutes les dispositions pour que la justice soit en mesure de donner la suite qui convient à toutes ces procédures", précise-t-on de même source. Depuis 2004, plusieurs plaintes ont amené les autorités judiciaires à ouvrir une série d'enquêtes sur le groupe Rhodia et les agissements de ses anciens dirigeants et administrateurs ainsi que ceux de son actionnaire principal, Rhône-Poulenc (devenu Sanofi-Aventis). Ces enquêtes ont été confiées aux juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, rappelle-t-on de même source.
La veille de son décès, Hughes de Lasteyrie était entendu par la Police judiciaire, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur d'éventuels enrichissements personnels d'intervenants aux dossiers, ajoute le communiqué.
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?