Le taux d'épargne des ménages français devrait croître en 2008, selon le Bipe

L'institut privé de conjoncture Bipe a présenté ce jeudi, dans son "Observatoire des marchés de l'épargne et du crédit" (Omec), ses premières estimations pour l'année 2007 et ses prévisions pour 2008.

Dans un communiqué, l'institut privé de conjoncture Bipe a présenté ce jeudi, dans son "Observatoire des marchés de l'épargne et du crédit" (Omec), ses premières estimations pour l'année 2007 et ses prévisions pour 2008. Il table pour l'an prochain sur un certain rebond de la croissance française, après deux années sous la moyenne européenne, grâce d'une part au "paquet fiscal" de l'été 2007, d'autre part aux mesures de déblocage de la participation.

Selon lui, le taux d'épargne des ménages pourrait passer de 15,5% du revenu en 2007 à 15,8% en 2008. Quant au montant global des placements financiers, il devrait continuer à croître raisonnablement (125 milliards d'euros en 2006, 131 en 2007, 135 en 2008), malgré un certain tassement des crédits habitat en 2008.

Si l'Omec prévoit un maintien des taux directeurs de la BCE jusqu'au dernier trimestre de 2008, sauf glissade importante de l'euro, il estime en revanche que le taux du livret A serait relevé à 3,50% en février 2008 (et non pas 3.75% voire 4.0% comme pourrait l'impliquer une stricte application de la règle). Ce livret sera, d'autre part, banalisé assez tard dans l'année 2008 pour que cette décision n'ait guère d'impact sur les flux de placements financiers au cours de l'année.

Sur l'immobilier, l'observation voit les prix de l'ancien "confirmer leur atterrissage en 2007 et afficher une baisse nominale de 3 % en glissement annuel en fin d'année en 2008.

Pour le CAC 40, après une année blanche en 2007 (à quelques écarts près selon les dernières séances de l'année), le Bipe le voit progresser de 8% l'an prochain.

En plein débat sur le pouvoir d'achat, l'institut privé de conjoncture souligne qu'en 2007, "le revenu disponible des ménages a vu sa croissance se ralentir (à 3,7%) en dépit de la reprise du marché du travail et des baisses d'impôts sur le revenu." Le flux nouveau de crédits habitat a encore légèrement progressé (155 milliards d'euros, soit +3,6%), mais est tout de même en très fort ralentissement (+16,4% en 2006). Les crédits à la consommation ont vu leurs encours moins progresser qu'en 2006 (+ 4% contre +5,2%).

"Les sorties de PEL (plan épargne logement) ont continué à un bon rythme, mais elles ont beaucoup moins alimenté la collecte d'assurance vie qu'au cours de l'année 2006 signale l'Omec. Cette collecte a dès lors très légèrement reculé, mais à partir d'un niveau 2006 très élevé puisqu'elle avait alors progressé de plus de 16%. Malgré ce tassement, les flux nouveaux sur l'assurance vie représentent encore pas loin des deux tiers du montant global des placements financiers. Mais la collecte sur supports en Unités de compte a incontestablement été gênée par la volatilité des marchés".

Et l'étude de conclure : "finalement, sur la période 2007-2008, on assiste globalement à un net ralentissement en deux temps de la croissance des patrimoines (3,4% en 2007, puis 1,1% seulement en 2008). Ralentissement en fait entièrement dû aux évolutions moins favorables de prix sur les marchés de l'immobilier ancien et des actions. Au cours de ces deux années, pour la première fois depuis plus 15 ans, les revenus progresseront plus vite que les patrimoines".

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