Les destinations phares de l'été en petite forme

 |   |  363  mots
Les réservations de voyages ont été freinées pendant les mois d'élections en France, explique le Cercle de tour-opérateurs français, le Ceto. Plusieurs destinations phares sont à la peine.

Les professionnels du voyages à forfait, c'est-à-dire les formules incluant un transport et un séjour en hôtel, notent un "redémarrage des réservations" au cours des premiers jours de juin. Mais "il ne permettra certainement pas d'effacer le retard accumulé depuis le début de l'année", souligne René-Marc Chikli, président du Ceto.

Les réservations enregistrées en avril et mai 2007, comparées à celles d'il y a un an à la même époque, sont en retrait de 8,1%. Les réservations pour la France sont pour leur part en recul de 5,1%. Les séjours moyen-courrier marquent le pas avec une chute de 11,4%. Enfin, seules les destinations long-courrier affichent une hausse de 1,8% des carnets de commandes.

Pour les prochains mois, la situation reste contrastée. La grande déception de l'été est la performance du Maroc. Cette destination vedette, habituée à des croissances à deux chiffres ces dernières années et première destination moyen-courrier sur le marché français, est en chute de 26%. Les réservations sont également en berne sur la Tunisie (-11%). Les professionnels ne savent pas expliquer ces replis.

De même, la première destination long courrier de l'été, la République dominicaine, est en recul de 8%. Cette baisse correspond à une volonté des spécialistes de la destination de baisser leurs engagements. Ils ne veulent pas surproduire des capacités et être obligés, comme l'an passé, de brader leurs places d'avions et leurs semaines d'hôtels chez les soldeurs en ligne, explique Bruno Gallois, président du voyagiste Marsans, un des spécialistes de cette destination des Caraïbes.

Ces ventes d'été maussades font suite à un hiver qui se solde par une hausse de 6,6% du nombre de clients. Les tour-opérateurs ont fait voyager 2,8 millions de clients sur les six mois de la saison d'hiver dans le tourisme, qui s'étend de novembre à avril. Les séjours en France sont en retrait de 4,4% sur les six premiers mois, traduisant la baisse des séjours à la montagne cet hiver en raison du manque de neige. Les voyages à l'étranger se sont en revanche bien vendus et finissent l'hiver en croissance de 9,1%.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :