Moins de défaillances d'entreprises en France en 2006, selon l'Insee

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Au cours de l'année 2006, le nombre de défaillances d'entreprises jugées en France a baissé de 8.3 % en un an, selon l'Insee. Dans le monde, elles devraient augmenter de 7 % en 2007, après une baisse de 17 % en 2006, selon une étude de l'assureur-crédit Euler Hermes.

La tendance est meilleure pour 2006. Selon l'Insee, le nombre de défaillances d'entreprises jugées en France au cours de l'année dernière est en baisse de 8,3% par rapport à 2005, à 38.573. Pour le mois de décembre 2006, ce chiffre, corrigé des variations saisonnières, s'établit à 3.007, en baisse de 5,4% par rapport au mois de novembre. La baisse est particulièrement marquée sur l'ensemble de 2006 dans le secteur des transports (-22,9%), note l'Insee dans un communiqué rendu public aujourd'hui.

En revanche, dans le monde, les défaillances d'entreprises, qui avaient connu une baisse de 17 % en 2006, devraient augmenter de 7% en 2007, en raison du ralentissement économique attendu à partir de cette année, notamment aux Etats-Unis, selon une étude publiée également aujourd'hui par l'assureur-crédit Euler Hermes.

Après la chute des défaillances en 2006, influencée en partie par un changement de législation aux Etats-Unis, le ralentissement économique amorcé en 2007 "va entraîner un risque accru pour les entreprises et une sinistralité en augmentation", estime l'assureur-crédit. Pour 2007, Euler Hermes table sur une croissance mondiale de 3,3%, contre 4% en 2006, et 3,5% en 2008.

En France, les défaillances d'entreprises devraient également repartir à la hausse avec une augmentation de 2% en 2007, après une baisse de 4,3% en 2006. Le nombre total de défaillances devrait s'établir, selon Euler Hermes, à 48.300 entreprises, contre 47.734 en 2006, un chiffre supérieur à celui enregistré par l'Insee. Pour 2008, la filiale du groupe AGF/Allianz s'attend à une évolution quasiment stable de ce chiffre à 48.400 entreprises en faillite.

Selon l'assureur-crédit, la baisse enregistrée en 2006 est notamment due à l'adoption de la procédure de "conciliation amiable", dans le cadre de l'entrée en vigueur la même année de la loi de sauvegarde, une procédure (utlisée notamment par Eurotunnel) qui permet aux entreprises en cessation de paiement d'éviter le redressement judiciaire.

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