L'univers Second Life ne sera pas interdit aux mineurs

Le Tribunal de grande instance de Paris vient de rejeter la demande des associations familiales qui voulaient fermer l'accès de cet univers virtuel aux moins de 18 ans. Après l'affaire MySpace, le débat sur la protection des mineurs sur Internet rebondit.

Le Tribunal de grande instance de Paris a débouté de leur plainte l'association Familles de France et l'Union départementale des associations familiales de l'Ardèche. Celles-ci souhaitaient voir interdit l'accès des mineurs au site Second Life. Les juges, qui ont statué en référé, ont estimé qu'aucune preuve du caractère dangereux du site n'existait à ce jour. Ils ont par ailleurs décidé que le constat d'huissier produit par les associations, parce que vieux de trois mois, ne constituait pas une preuve tangible.

Les deux associations familiales reprochaient au site d'héberger et de tolérer du matériel pornographique en libre accès, ainsi que de promouvoir l'usage de tabacs, drogues et alcools. Si en théorie, les mineurs disposent d'un espace séparé sur le site, il est aisé pour un adolescent de falsifier son identité lors de la phase d'enregistrement.

Le site Second Life, qui existe depuis 2003, constitue un des derniers développements des technologies de communication par Internet. Comme son nom l'indique, il permet aux internautes de vivre une seconde vie parallèle sur le Web. Chaque utilisateur (7,5 millions inscrits à ce jour) doit se créer un avatar, personnage imaginaire qui évolue dans un univers virtuel en trois dimensions et peut communiquer avec les autres avatars présents.

Le site a été utilisé par certains candidats pendant la campagne présidentielle pour y établir des bureaux de campagne virtuels. Le site possède aussi sa monnaie (le Linden$) qui peut servir à de vraies transactions et être échangé contre de l'argent réel. De manière plus insolite, l'univers possède sa propre Bourse et l'ambassade de Suède a mis en ligne par le biais de ce site la plupart des documents nécessaires aux formalités administratives.

Le site "social" d'échange MySpace avait déjà accepté de contrôler le contenu diffusé sur son site à la suite de dérives pédophiles. De nombreux hébergeurs de blogs font également l'objet de demandes à répétition afin de mieux surveiller les contenus à tendance suicidaire mis en ligne par de jeunes utilisateurs.

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