Important mouvement de grève dans les services publics britanniques

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Près de 400.000 salariés du secteur public ont cessé le travail aujourd'hui en Grande-Bretagne à l'occasion de ce que les syndicats présentent comme le mouvement de grève le plus massif depuis l'arrivée au pouvoir du Parti travailliste il y a dix ans.

Cette mobilisation d'envergure est le résultat de plusieurs appels à la grève distincts de syndicats d'enseignants, d'universitaires, de personnels des centres de recherche d'emploi, de garde-côtes, d'inspecteurs de conduite et de fonctionnaires d'une dizaine d'organismes gouvernementaux.

Plus d'une cinquantaine de manifestations étaient prévues tout au long de la journée à travers le pays. Les grévistes protestent contre des hausses salariales inférieures à l'inflation. Il s'agit notamment de la première grève des membres de l'Union nationale des enseignants (NUT) depuis 21 ans en Angleterre et au Pays de Galles.

Il s'agit d'un nouveau coup dur pour le Premier ministre Gordon Brown, qui avait déjà été contraint la veille d'accepter des concessions sur son projet de réforme des impôts pour éviter une rébellion dans son propre parti.

Près de 200.000 enseignants se sont mis en grève dans toute la Grande-Bretagne pour la première fois depuis plus de 20 ans afin de réclamer une revalorisation de leur salaire. Près de 2.000 écoles devaient être fermées en totalité et des milliers d'autres devaient être partiellement affectées.

"Après trois années d'augmentations salariales inférieures à l'inflation, la perspective de repartir sur trois années du même acabit est la goutte qui fait déborder le vase", a déclaré Christine Blower, secrétaire générale du Syndicat national des enseignants (NUT). Dans le cadre d'un accord triennal, le gouvernement propose une augmentation salariale annuelle de 2,45% à partir de septembre puis de 2,3% les années suivantes.

Gordon Brown, dont la popularité a fondu au gré d'une succession de crises et qui tente de maintenir l'économie britannique à flot malgré les turbulences internationales, a estimé que cette grève était "très regrettable" et il a appelé les enseignants à revenir sur leur décision.

Mais les syndicats sont déterminés et bien décidés à se battre contre un gouvernement qui tente de limiter les dépenses publiques. "Les fonctionnaires ont été confrontés à une attaque sans précédent du gouvernement au cours des cinq dernières années: 100.000 suppressions d'emplois, un plus grand nombre de privatisations des services publics, des attaques contre les retraites", a déclaré Mark Serwotka, leader du PCS (Public and Commercial Services Union), une confédération de syndicats du service public.

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