Saft a dévissé de près de 13%, sa rentabilité recule en 2007
La Tribune
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La sanction est sévère: 12,92% de baisse à la clôture pour l'action Saft à la Bourse de Paris, à 26,82 euros. Les investisseurs ont décidé de délaisser massivement le titre après que le groupe a publié ce jeudi pour 2007, un bénéfice net à 26,9 millions d'euros contre 46,9 millions un an plus tôt, soit un recul de 42,6%, éléments non-récurrents compris (plus-value liée à la création de JC-S, la société commune à Johnson Controls et Saft, spécialisée dans les batteries pour véhicules hybrides et électriques). Sans eux, la baisse est de 29%.
L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) fléchit également. A 96,1 millions d'euros, il enregistre un recul de 3,2%. Le groupe tablait sur 96 millions d'euros d'Ebitda. Prévu dans une fourchette comprise entre 68 et 70 millions d'euros, le groupe publie un bénéfice opérationnel (Ebit) de 68,4 millions d'euros, en baisse de 6,9% sur un an. Dans son communiqué le groupe précise que "les objectifs d'Ebitda et d'Ebit ont été atteints malgré l'influence défavorable des prix du nickel et des taux de change"
Brute, la marge passe de 29,4% du chiffre d'affaires en 2006 à 26,1% en 2007. Pour ce qui est de la marge opérationnelle, elle perd 1,7 point sur un an, à 11,4%.
L'activité de Saft affiche quant à elle une croissance de 7,2% à taux de change courant et 10,7% à taux constant. Le groupe a ainsi généré 600,5 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Du côté du dividende, Saft propose le même que celui attribué au titre de l'exercice 2006, soit 0,68 euro par action.
Concernant les perspectives 2008, le groupe vise une croissance interne de 4 à 6% (taux de change constant avec 1,37 dollar pour un euro) et une croissance comprise entre 1,5 et 3,5% avec une parité prévue à 1,45 dollar pour 1 euro. Le groupe compte améliorer sa marge d'exploitation de 1 à 2 points pour atteindre 17 à 18% du chiffre d'affaires fin 2008. Le groupe ne fournit en revanche aucune prévision relative à son résultat net "en raison, précise le communiqué, de la volatilité engendrée par l'incidence des variations de change sur la dette bancaire selon les règles de comptabilisation au prix du marché".
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