Nouvelle hausse des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis

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Les réserves de brut ont augmenté de 1,1 million de barils la semaine dernière, pour la cinquième fois consécutive. La hausse est malgré tout inférieure aux attentes.

C'est une nouvelle progression qu'affichent les stocks américains de pétrole. Selon les chiffres publiés cet après-midi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), les stocks de brut ont augmenté la semaine dernière, mais moins qu'attendu, toutefois.

Ces stocks ont ainsi crû la semaine dernière de 1,1 million de barils à 301,1 millions. Les économistes attendaient en moyenne une hausse de 2,7 millions de barils. Les réserves de brut sont inférieures d'environ 6,5% à leur niveau de l'an dernier à la même époque.

Simultanément, les stocks d'essence ont parallèlement augmenté de 1,7 million de barils alors que le marché anticipait 1,8 million de barils. Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont diminué de 100.000 barils. Le consensus tablait sur une diminution de 1,4 million de barils.

Le taux d'utilisation des capacités des raffineries est remonté de 0,8 point à 85,1%. Le marché tablait sur une stabilité à 84,3%.

Sur le marché pétrolier, ces chiffres sont bien accueillis, même si la hausse des stocks est inférieure aux attentes. Le baril de brut léger américain cédait ainsi 77 cents, soit 0,83%, peu après l'annonce, à 92,01 dollars le baril.

Ce matin, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) affirmait dans son rapport mensuel que la demande mondiale de pétrole augmentera moins que prévu cette année en raison du ralentissement de la croissance économique aux Etats-Unis. L'AIE anticipe ainsi une croissance de la demande mondiale de 1,67 million de barils par jour (bpj) en moyenne, soit 310.000 de moins que sa précédente projection. "C'est un grand changement dans la croissance de la demande", note Lawrence Eagles, responsable de la division Industrie pétrolière et Marchés de l'AIE. Explication principale: une croissance économique plus faible, surtout des économies développées et en particulier des Etats-Unis.

L'AIE estime en outre que les stocks sont bas et qu'ils doivent augmenter. "Compte tenu d'un redressement rapide et à la hausse des prix, à la suite d'une résurgence des problèmes géopolitiques au Nigeria, au Venezuela, en Irak et en Iran, la nécessité s'impose à l'évidence, en dépit des risques du côté de la demande, de reconstituer les stocks", écrit l'agence, conseiller énergétique de 27 pays industrialisés.

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