Comment le marché de l’influence se façonne en Afrique
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Le marché de l'influence se structure en Afrique
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Le marché de l'influence se structure en Afrique
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Estimé à une trentaine de milliards de dollars cette année, le marché mondial de l’influence devrait avoisiner les 100 milliards de dollars d’ici 2030, selon les pronostics de Grand View Research. En cause, la hausse budgétaire des marques et l’efficacité des influenceurs catalysée par l’appétit croissant des consommateurs des contenus digitaux. Sur le plan régional, l’Amérique abrite le secteur le plus costaud au monde, tandis que l’Asie affiche la croissance la plus rapide. Si les experts estiment « le marché saturé en Europe », il est naissant à certains endroits en Afrique, mais affiche globalement un fort potentiel de croissance. Attendu à 242,87 millions de dollars en 2025, le secteur de l’influence devrait bondir à 472,06 millions de dollars d’ici la fin de la décennie, grâce à l’investissement croissant des marques dans l’influence, selon les données de Statista.
Si l’Afrique du Sud reste le marché le plus abouti grâce à « la diversité de sa population » qui offre de nombreuses débouchées au marketing d’influence, les pays d’Afrique du Nord (Egypte, Maroc, Algérie) peuvent compter sur la richesse de leur patrimoine culturel, le fort intérêt des jeunes pour les contenus engageants reflétant leur quotidien et la forte pénétration d’internet et du smartphone. « Le marché de la publicité d'influence en Afrique connaît une croissance considérable, alimentée par l'essor des réseaux sociaux, la multiplication des collaborations entre marques et l'évolution des comportements des consommateurs vers des recommandations authentiques d'influenceurs de confiance », expliquent les analystes de la plateforme statistique.
En Afrique subsaharienne francophone, des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Cameroun affichent un certain dynamisme dans le domaine. Les agences spécialisées s’intéressent de plus en plus aux influenceurs locaux qu’ils encadrent et connectent aux marques. « Il y a une professionnalisation du métier de l'influence avec des vrais outils de tracking qui permettent de détecter les zones géographiques des communautés des influenceurs, leurs centres d'intérêt,… », explique à La Tribune Afrique Denis Cantin, président et cofondateur d’Amadant, une agence basée à Paris avec un bureau à Abidjan, qui opère dans plusieurs marchés de la région et compte parmi ses références de nombreuses marques internationales telles que L’Oréal, Orange Money, Yves Rocher, La Roche Posay, Rogé Cavaillès ou encore Société Générale, mais aussi des marques africaines comme MTN ou Orabank.