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En Afrique, la filiale de Vodafone affiche une croissance à deux chiffres, portée par l’Égypte

Louis-Nino Kansoun, Agence Ecofin

Publié le 04 février 2026 à 15:21

La stratégie « Vision 2030 » de Vodafone vise à renforcer ses activités de services numériques et financiers sur les marchés à forte croissance.

La stratégie « Vision 2030 » de Vodafone vise à renforcer ses activités de services numériques et financiers sur les marchés à forte croissance.

DR

Le Quotidien Numérique

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Présent sur les marchés européens depuis des décennies, le groupe britannique Vodafone s’appuie aussi sur une filiale africaine devenue centrale dans son développement. Vodacom, qui opère dans plusieurs pays du continent, a publié des résultats trimestriels qui montrent une progression soutenue de son activité.

Vodacom Group a annoncé cette semaine avoir enregistré au cours du trimestre clos en décembre 2025, une croissance de 11% de ses revenus qui ont totalisé 43,9 milliards de rands (environ 2,3 milliards d’euros). Dans le même temps, les revenus issus de ses services ont augmenté de 12,7%.

Une croissance tirée par quelques marchés clés

Derrière ces chiffres, la dynamique reste contrastée selon les pays. En Afrique du Sud, son premier marché historique, la croissance des revenus de services est restée limitée à 1,4%. Le groupe explique cette progression modérée par un environnement de consommation tendu, partiellement compensé par le développement de services autres que la téléphonie mobile classique, comme la fibre, l’Internet des objets ou les offres destinées aux entreprises.

À l’inverse, l’Égypte s’impose comme le principal moteur de croissance de Vodacom. Sur le trimestre, ses revenus de services y ont bondi de 39% pour atteindre 9,5 milliards de rands (environ 504 millions d’euros), soit plus d’un quart de son activité totale sur la période. Le groupe attribue cette performance à une hausse continue des usages de données, à l’enrichissement de ses offres de connectivité et de contenus, ainsi qu’au développement rapide de Vodafone Cash, son service de paiement et de transfert d’argent sur mobile.

Au-delà de l’Égypte, les activités internationales du groupe – qui couvrent notamment l’Afrique de l’Est et centrale – ont également progressé à un rythme soutenu. Il cite en particulier la République démocratique du Congo parmi les marchés ayant contribué à cette dynamique. « La dynamique positive enregistrée au premier semestre […] s’est poursuivie au troisième trimestre. Cet élan encourageant renforce notre confiance dans la trajectoire de croissance à moyen terme du groupe », a commenté Shameel Joosub, directeur général de Vodacom Group.

Un contexte particulier

Ces résultats tombent dans un contexte particulier pour Vodafone et sa filiale africaine. Début décembre 2025, le groupe britannique a annoncé une opération visant à prendre le contrôle de Safaricom, l’opérateur kényan historique et pionnier du mobile money en Afrique de l’Est. Menée via Vodacom Group, la transaction porte sur l’acquisition de parts supplémentaires dans le capital, dont 15 % auprès de l’État kényan pour 1,36 milliard d’euros.

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Une fois finalisée, cette opération portera la participation de Vodacom à 55%, un seuil qui permettra à Vodafone de consolider pleinement Safaricom dans ses comptes. L’opérateur kényan occupe une position dominante sur son marché, tant dans la téléphonie mobile que dans les services financiers numériques, avec sa plateforme M-Pesa. « Conformément à notre priorité donnée à la croissance, cette opération représente une opportunité d’acquérir une participation de contrôle dans une entreprise africaine très performante, sur un marché attractif », avait déclaré Margherita Della Valle, DG du groupe Vodafone.

Pour Vodafone, cette prise de contrôle s’inscrit dans la continuité de sa stratégie dite « Vision 2030 », qui vise à renforcer ses activités de services numériques et financiers sur les marchés à forte croissance. Elle doit aussi simplifier une structure capitalistique jusque-là complexe, tout en renforçant la cohérence stratégique entre Safaricom, Vodacom et les autres filiales africaines du groupe. Le projet reste toutefois soumis à plusieurs autorisations réglementaires au Kenya, en Afrique du Sud et en Éthiopie, avec une finalisation attendue d’ici mars 2026.

Louis-Nino Kansoun, Agence Ecofin

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