• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Le Japon installe sa stratégie dans le capital-risque africain, au moment où l'Europe et les États-Unis décrochent

Photo de Idriss Linge

Idriss Linge, Agence Ecofin

Publié le 01 avril 2026 à 13:05

Selon Steve Beck, associé de Novastar, les investisseurs japonais veulent bénéficier de droits de co-investissement dans les entreprises du portefeuille.

Selon Steve Beck, associé de Novastar, les investisseurs japonais veulent bénéficier de droits de co-investissement dans les entreprises du portefeuille.

Novastar Ventures

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

  • 6

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Tandis que les investisseurs américains et européens réduisent leur exposition au capital-risque africain, les corporates japonaises bâtissent méthodiquement un accès privilégié aux startups du continent. Une divergence de trajectoires qui dépasse la finance et touche à la question des débouchés industriels.

Le closing du fonds Novastar Ventures Africa People and Planet Fund III, révélé par Bloomberg le 31 mars dernier, cristallise une évolution en cours depuis plusieurs trimestres dans le financement des startups africaines. Levé à 147 millions de dollars, ce fonds géré par Novastar Ventures — société de capital-risque fondée en 2014, dont le siège est au Royaume-Uni et les équipes opérationnelles à Nairobi et Lagos — compte parmi ses souscripteurs Mitsubishi Corp., Sumitomo Mitsui Banking Corp., Toyota Ventures LLC et SBI Holdings Inc., aux côtés de Mitsui O.S.K. Lines et de la JICA, l'agence japonaise de coopération internationale qui finance des projets de développement dans les pays émergents.

Une accélération du Japon quand d'autres pays reculent

Il ne s'agit pas d'un événement isolé. L'année 2025 avait déjà vu plus de 60 investisseurs japonais soutenir plus de 190 opérations sur le continent africain, selon Briter Intelligence, société d'analyse des marchés émergents basée à Londres. Et ce mouvement s'accélère précisément là où les acteurs historiques du capital-risque africain reculent.

Le contraste avec l'évolution américaine et européenne est documenté et frappant. Selon l'AVCA, l'Association africaine de capital-investissement et de capital-risque, les fonds axés sur l'Afrique n'ont levé que 107 millions de dollars lors de six closings définitifs en 2025 — une chute de 87% en un an, et le plus bas niveau depuis 2021.

Dans ce repli, la part des investisseurs européens dans les engagements auprès des fonds africains est tombée à 21 % en 2025, contre 70 % en moyenne entre 2022 et 2024.

Côté américain, le nombre d'investisseurs US actifs dans les deals africains a chuté de plus de 30 au premier trimestre 2025 à environ 14 au premier trimestre 2026, soit une baisse de l'ordre de 53 %, d'après une analyse publiée par Launch Base Africa en mars 2026. Des fonds comme QED Investors ou Quona Capital, actifs en 2025, n'ont pas figuré dans les opérations tracées en début d'année 2026. La retraite est à la fois quantitative et qualitative : les fonds de croissance européens, qui assuraient les tours Series B, ont également disparu de l'équation.

Acheter des options d'entrée industrielle

Ce qui distingue fondamentalement le positionnement japonais de celui de ses prédécesseurs occidentaux, c'est la structure même de l'engagement. Steve Beck, associé de Novastar, l'a dit sans ambiguïté à Bloomberg : les investisseurs japonais veulent un « accès à la connaissance et au deal flow sur le continent » et bénéficier de droits de co-investissement dans les entreprises du portefeuille. Ces droits donnent aux souscripteurs la faculté d'investir directement aux côtés du fonds dans les meilleures startups africaines — avant qu'elles ne soient valorisées à l'international. En d'autres termes, Mitsubishi ou Toyota Ventures n'achètent pas seulement des parts d'un fonds : ils s'assurent une option d'entrée prioritaire dans les entreprises africaines les plus prometteuses, avec la possibilité d'en devenir des acquéreurs industriels à terme.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Cette logique tranche avec le modèle dominant qui a structuré le capital-risque africain depuis 2015. Les DFI européennes — IFC (la branche d'investissement de la Banque mondiale), BII (British International Investment), Proparco (l'agence française de financement du développement), EIB (la Banque européenne d'investissement) — ont longtemps fourni entre 40 et 50 % des engagements dans les fonds africains. Leur retrait, qui reflète une priorité croissante accordée à la finance climatique et à la transition énergétique en Europe plutôt qu'au capital-risque en Afrique subsaharienne, laisse un vide structurel que ni les fonds de pension américains ni les family offices européens ne comblent.

Les corporates japonais, eux, arrivent avec une logique différente : démographique et industrielle. La population africaine devrait atteindre 2,5 milliards d'habitants en 2050, selon les Nations Unies, soit un quart de la population mondiale. Ce n'est pas de l'altruisme. Sumitomo Mitsui Banking Corp. a formalisé son entrée dans Novastar III via son « Social Value Creation Investment Fund », un cadre interne établi pour co-développer de nouvelles activités sur des marchés à fort potentiel de croissance sociale — autrement dit, un vecteur de développement commercial à long terme habillé en investissement d'impact.

Un écosystème de sortie qui change la donne

La question des sorties a longtemps été le talon d'Achille du capital-risque africain. L'AVCA documente qu'aucune des 35 startups ayant levé un tour Series B entre 2023 et 2024 n'avait atteint un tour Series C à la fin de 2025. Le pipeline s'élargit à la base mais se rétrécit au sommet. Les acquisitions progressent — 34 sorties enregistrées en 2025, en hausse de 31% selon l'AVCA — mais elles impliquent surtout des acteurs africains locaux : banques, télécoms, corporates régionaux. Ce que le Japon apporte, et que les VC américains et européens n'ont jamais réussi à fournir, c'est un réseau d'acquéreurs industriels capables de racheter des startups africaines mûres. Aucun opérateur américain de taille, aucun grand corporate européen n'a encore réalisé l'acquisition d'une startup africaine issue d'un portefeuille de VC à cette échelle. Si Mitsubishi, Toyota ou l'un de leurs partenaires procédait à une telle acquisition dans les prochaines années, ce serait le premier précédent crédible — et probablement un déclencheur pour d'autres institutions japonaises encore en attente.

Le contexte global amplifie cette divergence de trajectoires. En Europe, le capital-risque alloué à l'Afrique souffre d'une double contrainte : les taux d'intérêt élevés qui renchérissent le coût d'opportunité de l'equity à risque, et la redéfinition des mandats des DFI vers le financement climatique intérieur.

Aux États-Unis, la recomposition du paysage politique post-2024 a conduit plusieurs agences d'aide au développement à réduire leur exposition internationale, ce qui a affecté indirectement des structures comme la DFC (U.S. International Development Finance Corporation), qui avaient joué un rôle de catalyseur. Les investisseurs américains encore actifs en Afrique début 2026 sont, selon Launch Base Africa, « principalement des institutions gouvernementales ou à orientation impact, plutôt que des fonds de capital-risque classiques orientés vers le rendement ». Pendant ce temps, les corporates japonais déploient ce que Kohei Muto, directeur général du fonds japonais Double Feather Partners spécialisé sur l'Afrique, décrivait en 2025 dans une interview relayée par East Asia Forum : « non pas de la RSE, mais une stratégie de survie et de croissance pour des groupes dont le marché domestique se contracte. »

La convergence des signaux est suffisamment nette pour que les acteurs africains — fonds, startups, gouvernements — en tirent des implications pratiques. Les fondateurs africains qui cherchent des partenaires stratégiques de long terme, capables d'accompagner une sortie industrielle et pas seulement un tour suivant, ont désormais une alternative crédible aux VC occidentaux. Pour l'Europe, la question est plus inconfortable : son recul du capital-risque africain, motivé par des contraintes internes légitimes, lui fait perdre une position d'influence économique et technologique au profit d'un acteur qui ne cache pas ses ambitions commerciales sur le continent.

Idriss Linge, Agence Ecofin

Sur le même sujet

L’enveloppe servira à accélérer l’accès à des solutions de cuisson non polluantes dans une Afrique qui concentre près de 1 milliard de personnes n'en disposant pas.

L'AIE annonce près de 790 millions € pour l’accès à des solutions de cuisson non polluantes en Afrique

En Afrique, l’accès des populations à une cuisson propre demeure l’un des principaux défis énergétiques. Entre politiques nationales et appuis financiers des partenaires au développement, l’heure est désormais à une mobilisation générale.

La Tribune Afrique
La consommation sénégalaise moyenne de sucre, de 25 000 tonnes par mois, pourrait augmenter « sensiblement » lors des fêtes religieuses Magal et Gamou en août.

Le Sénégal autorise à nouveau les importations de sucre

La bataille pour la réduction des achats de produits alimentaires est d’actualité dans plusieurs pays ouest-africains. Au Sénégal, le sucre fait partie, avec le riz et l’oignon, des principaux produits au centre de l'attention.

La Tribune Afrique
Selon la Banque mondiale, environ 80 % des routes nigérianes étaient en mauvais état en 2024, freinant les échanges et réduisant la compétitivité des entreprises.

Infrastructures : au Nigeria, les fonds de pension comme levier de développement

Le déficit infrastructurel en Afrique est l’un des plus importants au monde. Le Nigeria fait partie des pays ayant d'importants besoins en capitaux pour combler ce deficit dans les routes, les ports, le rail et l’énergie.

La Tribune Afrique
Accra doit néanmoins encore finaliser les accords avec la moitié de ses créanciers publics, dans le Cadre commun du G20.

Dette : le Ghana dit être au « stade final » de sa restructuration

Le Ghana approche de la fin de sa restructuration de dette, 3 ans et demi après le défaut qui l'avait mis au ban des marchés. Mais entre remontée de l'inflation, rechute du cedi et négociations encore ouvertes avec les créanciers publics, la sortie de crise reste sous surveillance.

La Tribune Afrique
Les modifications doivent limiter la conservation spéculative des permis, accroître la participation locale, et améliorer la redistribution des bénéfices de l’exploitation minière.

Or : au Ghana, le nouveau Code minier soulève des incertitudes pour l’avenir des producteurs

Premier producteur africain d’or, le Ghana veut renforcer son contrôle sur les permis, les revenus et les retombées locales du secteur. Pour les compagnies déjà implantées, la réforme annoncée du Code minier de 2006 soulève surtout des questions sur le renouvellement des titres.

La Tribune Afrique
A Rabat, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu et son homologue marocain, Aziz Akhannouch ont signé 14 nouveaux accords, "pour aller plus loin".

« Changer d’échelle », le nouveau mantra de la France et du Maroc vers un traité bilatéral inédit

Transport, économie portuaire, défense… La quinzième Réunion de haut niveau France - Maroc qui s’est tenue ce 16 juillet, à Rabat, a débouché sur la signature de 14 nouveaux accords, constituant une étape majeure, alors que les deux pays préparent l’adoption d’un traité bilatéral qui sera le premier unissant l’Etat français à un pays non européen.

Premium
La Tribune Afrique
Diamantino Azevedo, ministre du Pétrole et des Ressources minérales d'Angola.

De Beers : l’Angola veut une place à la table où se décide l’avenir du diamant

Fragilisée par la baisse des prix, le recul de la demande chinoise et l’essor des pierres de laboratoire, l’industrie mondiale du diamant cherche un nouveau modèle. Dans cette recomposition, plusieurs pays africains producteurs veulent désormais peser davantage sur les choix qui façonneront le marché.

La Tribune Afrique
Environ 221 000 personnes supplémentaires devraient être directement connectées aux marchés régionaux et aux services essentiels.

Agriculture : le Sénégal veut désenclaver les zones agricoles et faciliter l'accès aux marchés

Longtemps confronté aux limites de ses chaînes de valeur agricoles, le Sénégal cherche désormais à transformer son potentiel productif en croissance durable, en misant sur la logistique, la conservation et la création de valeur dans les territoires ruraux.

La Tribune Afrique