Agro-industrie : le Français SOMDIA investit en Côte d'Ivoire, notamment dans le sucre et le maïs

Espoir Olodo, Agence Ecofin

Les besoins de la Côte d'Ivoire en maïs vont croissant pour l’alimentation humaine et animale.
Photo DR

Espoir Olodo, Agence Ecofin

Les besoins de la Côte d'Ivoire en maïs vont croissant pour l’alimentation humaine et animale.
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Le groupe agro-industriel français SOMDIA prépare un nouveau cycle d’investissements en Côte d’Ivoire à travers sa filiale, la Sucrerie Africaine de Côte d’Ivoire (SUCAFCI), avec une enveloppe annoncée de près de 153 millions d'euros (soit 100 milliards FCFA ) à déployer sur cinq ans. Ce programme s’inscrit dans le cadre du nouveau contrat-plan conclu avec l’État ivoirien, tel qu'annoncé le 10 juillet dernier.
Dans les détails, l’un des principaux objectifs de ce programme est de conforter la position dominante de la SUCAF-CI sur le marché sucrier ivoirien. Avec plus de 120 000 tonnes de sucre produites chaque année, l’entreprise s’impose déjà comme le premier acteur du secteur en Côte d’Ivoire. Elle exploite deux complexes sucriers à Ferkessédougou, dans le nord du pays, et commercialise sa production sous la marque « Princesse Tatie ».
Ce nouveau programme devrait donc servir à consolider cet avantage industriel à travers une expansion de la production de sucre et à mieux se positionner sur les produits dérivés comme l’alcool dans lequel il s’est récemment illustré.
En mai dernier, la SUCAF-CI a mis en service une distillerie de canne à sucre sur son complexe de Ferké 2, dans la région du Hambol, après un investissement de plus de 27 millions d'euros (18 milliards FCFA).
L’unité qui est la première du genre dans le pays a une capacité annuelle de 12 millions de litres d’alcool extra-neutre et valorise la mélasse, un sous-produit de la transformation de la canne à sucre, afin de produire un alcool destiné aux industriels locaux. Cette installation devrait permettre de réduire de 50% les besoins nationaux actuels.
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A côte de la chaîne de valeur sucrière, la feuille de route doit également permettre « d’impulser un projet structurant dans la filière maïs ». Si les détails techniques restent encore à préciser, cette orientation n’est pas totalement inédite. Dès 2019, SUCAF-CI avait évoqué la création d’une Compagnie fermière ivoirienne (CFI), appelée à développer une production industrielle de maïs.
En outre, en 2024, dans le cadre de son programme « Cap 2027 », le groupe avait également annoncé un projet d’unité de transformation du maïs en Côte d’Ivoire, avec une capacité envisagée de 15 000 tonnes par an. Selon les informations relayées à l’époque, ce projet aurait connu des retards liés notamment à la pandémie de Covid-19. Le nouveau contrat-plan remet donc clairement le maïs au centre des priorités de diversification du groupe.
Pour la filière ivoirienne, de nouveaux investissements sont de bon augure. Si en effet, les importations de la céréale restent faibles (200 000 tonnes par an en moyenne), les besoins vont croissant pour l’alimentation humaine et animale, ce qui met sous pression l’ensemble de la chaîne de valeur. Dans ce contexte, un acteur intégré comme SOMDIA peut jouer un rôle important en structurant et en renforçant les capacités de production, de collecte, de transformation et de débouchés industriels.
L’expérience déjà acquise par le groupe au Cameroun constitue par ailleurs, un atout notable. A travers la Compagnie Fermière Camerounaise (CFC), SOMDIA exploite une unité inaugurée en 2021 qui transforme le maïs en gritz pour les brasseries, en farine alimentaire et en produits destinés à l’alimentation animale.
Espoir Olodo, Agence Ecofin