Internet en continu : Orange renforce sa flotte de navires spécialisés dans les câbles sous-marins

En améliorant ses capacités de réaction en cas de panne sur ses câblages en mer, Orange sécurise ses voies de trafic et ses recettes.
Photo DR

En améliorant ses capacités de réaction en cas de panne sur ses câblages en mer, Orange sécurise ses voies de trafic et ses recettes.
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Orange Marine, filiale du groupe télécoms français Orange spécialisée dans les travaux de câbles sous-marins, a annoncé cette semaine une commande de deux nouveaux navires câbliers destinés à la maintenance de ses infrastructures de fibre optique sous-marines en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. « Le vieillissement de la flotte de câbliers est une préoccupation majeure pour tous les acteurs de l'industrie des câbles sous-marins. La construction de ces nouveaux navires permettra à Orange Marine et à Elettra de disposer de la flotte la plus moderne au monde, au service de tous nos clients à l'échelle mondiale, avec un impact environnemental optimisé », a déclaré Didier Dillard, son président.
Cette commande relève d’un enjeu important pour le groupe, particulièrement en Afrique. En améliorant ses capacités et son temps de réaction en cas de panne ou de rupture sur ses câblages en mer (comme en mars 2024 au large d’Abidjan avec les câbles MainOne, SAT-3, WACS et ACE, causant des semaines de ralentissement de l’Internet dans plusieurs pays et une perturbation des activités économiques dans divers secteurs comme la banque, l'e-commerce, etc.), il sécurise ses voies de trafic et ses recettes.
Internet est devenu ces dernières années un pilier fort de la santé financière d’Orange sur le continent. La crise sanitaire qui a accéléré la numérisation des services publics et privés, a fait progresser les habitudes de consommation. En Afrique de l’Ouest particulièrement, sa région commerciale phare, l’internet fixe et mobile représentait ainsi près de 43% du chiffre d’affaires de sa filiale Sonatel en 2024. Cela équivaut à 747,5 milliards FCFA, soit environ 1,14 milliard d'euros, contre 65,3 milliards FCFA, soit environ 99,5 millions d’euros, ce qui représente 6% du chiffre d’affaires, en 2019.
La construction des deux bateaux spécialisés, versions modernisées du Sophie Germain déployé en 2023, est confiée au sri-lankais Colombo Dockyard. Prévus pour remplacer l'Antonio Meucci lancé en 1987 et basé en Italie, et le Léon Thévenin lancé en 1983 et basé en Afrique du Sud, ils assureront l'entretien des dispositifs dans l'Atlantique, l'océan Indien, la Méditerranée, la mer Noire et la mer Rouge, avec la capacité de poser des segments à jusqu’à 1 000 km de profondeur.
Ils sont annoncés plus verts, avec une réduction attendue de 20% des émissions de CO₂ par rapport aux bâtiments actuels, grâce à une propulsion hybride (diesel et batteries), une recharge électrique à quai, ainsi qu'une coque profilée réduisant la consommation de carburant de 25 %. Doté de propulseurs principaux Azipod pour optimiser sa maniabilité, chacun des deux navires embarquera un robot sous-marin télécommandé d'Orange Marine, inspecter, enfouir ou couper efficacement les câbles. Un traitement qui, appliqué aux côtes africaines, aidera à réduire l’indisponibilité des services internet essentiels.
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La flotte de maintenance technique du groupe Orange est actuellement composée de 6 navires câbliers et d'un navire d'exploration et levés hydrographiques, opérés par ses filiales Orange Marine et Elettra TLC. « Leader mondial des infrastructures numériques, Orange gère plus de 450 000 km de câbles sous-marins reliant tous les continents. Cet investissement stratégique dans notre flotte de câbliers sera essentiel pour garantir la résilience et la sécurité de l’Internet mondial », a commenté le directeur général d’Orange Wholesale, Michaël Trabbia.
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