Proparco soutient l'expansion de la start-up kenyane BasiGo sur le marché africain de la mobilité électrique

Espoir Olodo, Agence Ecofin

BasiGo envisage de déployer 1 000 nouveaux bus électriques en Afrique dans les prochaines années.
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Espoir Olodo, Agence Ecofin

BasiGo envisage de déployer 1 000 nouveaux bus électriques en Afrique dans les prochaines années.
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Proparco, la filiale de l’Agence française de développement dédiée au financement du secteur privé, a annoncé avoir finalisé un investissement dans la start-up kenyane BasiGo qui fournit des solutions de bus électriques aux opérateurs de transport routier. Si le montant n’a pas été dévoilé, cet investissement, annoncé il y a quelques jours, a une résonance stratégique pour les ambitions de croissance de l’entreprise. Opérant actuellement au Kenya et au Rwanda où elle affirme avoir déployé 100 bus électriques, elle envisage en effet d'en mettre en circulation 1 000 autres dans les prochaines années, selon sa feuille de route, « Road to 1000 ».
La compagnie fondée en 2021 avait déjà levé 36,3 millions d'euros en octobre 2024 dans le cadre de cet objectif. Avec ce nouveau financement, ses capacités d’assemblage et son réseau pourront bénéficier d’un nouveau coup de boost. BasiGo met en avant l’empreinte environnementale positive de ses bus, qui réduisent notamment les émissions de CO₂ par rapport aux bus diesel. « Chaque bus diesel remplacé par un bus électrique BasiGo permet d'éviter plus de 50 tCO₂e [tonne équivalent CO2] par an ; au total, plus de 3 000 tCO₂e ont été évitées à ce jour », souligne un communiqué de presse de Proparco.
Au-delà de l’enjeu climatique, il s’agit pour la compagnie de se mettre en ordre de marche sur un marché africain de la mobilité verte en pleine croissance. Depuis une décennie environ, l’utilisation des véhicules électriques connait en effet un essor dans de nombreuses villes du continent qui cherchent à décarboner le transport urbain et à réduire les importations de carburants. Plusieurs acteurs privés se sont déjà positionnés, fournissant des solutions de deux-roues, trois-roues, bus ou encore de stations d’échange de batteries.
Parmi ces acteurs figurent la start-up Spiro, qui a annoncé en octobre 2025 avoir levé 86,5 millions d'euros pour accélérer son expansion, dont 75 millions d'euros auprès du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), filiale d’investissement à impact de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). L’entreprise, qui dispose déjà d’un parc de plus de 60 000 motos électriques, veut porter ce chiffre à 100 000 d’ici fin 2025. Elle entend aussi étendre son réseau d’échange de batteries qui comprend 1 200 stations déployées notamment au Bénin, au Togo, au Kenya, au Rwanda, en Ouganda et au Nigeria.
À côté de Spiro qui se positionne ainsi comme le principal opérateur de mobilité électrique sur le continent, la start-up ghanéenne Kofa a levé en mai environ 7 millions d'euros pour renforcer son infrastructure de batteries interchangeables. Le même mois, la société kenyane ARC Ride, également spécialisée dans les solutions de mobilité électrique, a bénéficié d’un investissement de 4,3 millions d'euros de la British International Investment (BII), l'institution de financement du développement du Royaume-Uni. Ces fonds devraient lui permettre de déployer 5 000 motos électriques et d’étendre son réseau de stations d’échange.
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Cet engouement global autour de l’e-mobilité africaine devrait encore s’accroître dans les prochaines années. Selon, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), moins de 1% des 27 millions de véhicules à deux ou à trois roues en circulation sur le continent sont électriques. « Les véhicules à deux et trois roues jouant un rôle important dans les économies locales, l'Afrique a le potentiel de sauter le pas de la mobilité conventionnelle en passant directement aux véhicules électriques » estime Aggarwal-Kha, directrice de la division Industrie et économie du PNUE.
Espoir Olodo, Agence Ecofin