L’Algérie poursuit sa diplomatie énergétique en Afrique de l’Ouest et du Centre

Espoir Olodo, Agence Ecofin

Mourad Adjal, ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables.
Photo DR

Espoir Olodo, Agence Ecofin

Mourad Adjal, ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables.
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Le 22 juillet, le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a échangé par visioconférence avec son homologue béninois, Édouard Dahome, afin de renforcer la coopération dans le secteur énergétique, avec un accent sur l’électricité, la fabrication d’équipements et la formation des compétences.
Selon les détails relayés par Algérie presse service (APS), les autorités du pays d’Afrique du Nord ont notamment affirmé leur disponibilité à soutenir le Bénin dans la mise en œuvre de ses projets énergétiques, en combinant partage d’expertise, assistance technique et contribution au développement des infrastructures.
L’objectif est de mettre à profit les capacités industrielles du groupe public Sonelgaz, qui fabrique des équipements électriques et ambitionne désormais de les commercialiser au-delà de son marché domestique, en Afrique de l’Ouest notamment.
Sur un autre plan, les échanges ont porté sur le bilan de la coopération déjà engagée entre Sonelgaz et la Communauté électrique du Bénin (CEB), dans le cadre d’un mémorandum signé en mars 2024 qui couvre plusieurs maillons de la chaîne de valeur électrique, dont la formation et le transfert de compétences.
Si un tel appui reste précieux pour le pays qui veut augmenter sa production d’électricité, il s’agit aussi d’une nouvelle étape pour la diplomatie énergétique algérienne qui accumule des chantiers de coopération en Afrique de l’Ouest et du Centre.
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En juin dernier, Sonelgaz a inauguré une centrale électrique de 40 MW à Gorou Banda, au Niger, un chantier entièrement financé et réalisé par le groupe algérien. Le même mois, Alger et la Côte d’Ivoire ont signé un protocole d’accord dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables. En mai, un accord a aussi été conclu avec le Tchad pour la construction d’une centrale de 40 MW à N’Djamena.
Cette diplomatie énergétique se fonde sur une solide expérience dans le secteur énergétique de la Sonelgaz qui dispose d’une capacité installée de près de 24 500 MW et d’un vaste réseau d’environ 452 000 km de lignes électriques en 2024 et maîtrise l’ensemble de la chaîne, de la production à la fabrication d’équipements. Cette polyvalence lui permet de se présenter comme un partenaire crédible, capable de proposer des solutions complètes aux États africains confrontés à des déficits électriques chroniques.
Selon les données de la Banque africaine de développement (BAD), le pays compte aussi parmi les mieux équipés du continent en matière d’accès à l’électricité, avec une couverture quasi universelle en zones urbaines comme rurales, évaluée à 99,8 %.
Au-delà des récents développements, l’Algérie cherche plus globalement à se positionner comme un acteur régional de premier plan dans la production et l’exportation d’électricité, notamment vers les pays sahéliens, dans une logique d’intégration énergétique et renforcer les interconnexions avec les réseaux régionaux. Le pays veut accélérer également sa transition vers un mix plus durable et plus résilient, avec un programme de développement des énergies renouvelables qui prévoit une capacité globale de 15 000 MWc à l’horizon 2035.
Espoir Olodo, Agence Ecofin