Tunisie : la filière orange dévoile ses ambitions sur le marché français en 2025/2026

Espoir Olodo, Agence Ecofin

La France a représenté 98,9 % des exportations tunisiennes d’oranges maltaises lors de la campagne 2024/2025.
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Espoir Olodo, Agence Ecofin

La France a représenté 98,9 % des exportations tunisiennes d’oranges maltaises lors de la campagne 2024/2025.
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En 2025/2026, la Tunisie entend consolider sa présence sur le marché français des oranges. C’est en tout cas l’ambition affichée par le Groupement Interprofessionnel des Fruits (GIFruits). Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), Tarek Tira, directeur adjoint du développement des exportations au sein de l’organisation, indique que le pays maghrébin envisage d’expédier 15 000 tonnes de la variété maltaise vers l’Hexagone. Ce volume représente un peu moins du triple des volumes exportés durant l’exercice précédent (5 555 tonnes).
Pour la Tunisie, l’écoulement d’un tel stock marquerait un retour à des niveaux atteints au début de la dernière décennie. En effet, après avoir enchaîné les campagnes 2015/2016 et 2016/2017 respectivement à 15 558 tonnes et 15 999 tonnes vers la France, selon des données de l’Office statistique de l’Union européenne (Eurostat), la filière tunisienne n’a plus retrouvé de tels sommets.
Entre 2020/2021 et 2024/2025, ses ventes ont été réduites de moitié, en raison notamment des conditions de sécheresse ayant pesé sur les rendements dans les principales zones de production, à commencer par le gouvernorat de Nabeul, qui concentre plus de deux tiers des vergers du pays.
Si pour la campagne 2025/2026, la production d’agrumes devrait encore chuter légèrement de 2 % en atteignant 376 000 tonnes, la filière veut redoubler d’efforts pour susciter la demande des importateurs sur le marché français.
Cette offensive de charme est pilotée par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime pour valoriser les oranges tunisiennes. Selon Tarek Tira, cette démarche comprend notamment la participation à plusieurs événements spécialisés à l’étranger, notamment au Salon international de l’agriculture (SIA) de Paris, prévu du 21 février au 1er mars 2026.
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À cette occasion, les professionnels du secteur des oranges envisagent l’organisation de journées promotionnelles comprenant des dégustations, des distributions d’oranges dans certains espaces commerciaux en France, ainsi que des campagnes publicitaires sur les médias sociaux pour attirer « de nouvelles catégories de consommateurs, notamment ceux âgés de 20 à 40 ans ».
Parallèlement, les préparatifs s’accélèrent en Tunisie afin de garantir la conformité phytosanitaire des cargaisons destinées à l’export. Le Groupement interprofessionnel des fruits indique qu’un traitement aérien à base de pesticide biologique contre la mouche méditerranéenne a déjà été réalisé. Des prélèvements systématiques seront également effectués dans les exploitations pour contrôler les résidus de pesticides.
Au total, huit unités de conditionnement et d’emballage agréées devraient être mobilisées pour les opérations d’exportation de l’orange maltaise, dont les expéditions débuteront à partir du 31 décembre, contre la mi-janvier les années précédentes, afin de tenir compte de l’avancement de l’indice de maturité du fruit.
Si en Tunisie, la filière agrumes veut mettre les bouchées doubles pour l’orange maltaise sur le marché français, c’est parce que l’Hexagone est son premier client. En effet, selon des données de GIFruits, la France a absorbé la quasi-totalité des cargaisons de cette variété sur la précédente campagne (98,9 %).
Il faut noter que la Tunisie est un acteur de taille modeste sur le marché européen des agrumes, largement dominé par de grands exportateurs africains tels que l’Afrique du Sud et l’Égypte.
Espoir Olodo, Agence Ecofin