• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Africa Forward : comment Paris fait du Kenya sa nouvelle porte d’entrée stratégique vers l’Afrique

Photo de Moutiou Adjibi Nourou

Moutiou Adjibi Nourou, Agence Ecofin avec Laurence Bottero

Publié le 12 mai 2026 à 11:40

Les présidents William Ruto et Emmanuel Macron lors de la signature d’accords bilatéraux à Nairobi, en amont du sommet Africa Forward.

Les présidents William Ruto et Emmanuel Macron lors de la signature d’accords bilatéraux à Nairobi, en amont du sommet Africa Forward.

DR

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 2

    Charles Wolf, directeur général de Sanofi France : « Les États-Unis siphonnent les investissements »

  • 3

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 4

    OPINION. « Desserrer la tenaille RN-LFI », par Gabriel Attal ancien Premier ministre

  • 5

    « La mortalité explose comme en 2003 » : face à la canicule historique de juin, la crainte d'une hécatombe

  • 6

    Canicule : le gouvernement va prolonger les soldes d'été

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
En marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, la France et le Kenya ont officialisé une série d’accords bilatéraux. Derrière ces annonces sectorielles se dessine une recomposition plus profonde : Paris cherche désormais à ancrer sa stratégie africaine dans les économies anglophones d’Afrique de l’Est, avec Nairobi comme plateforme régionale.

En marge du sommet Africa Forward, coorganisé par la France et le Kenya, le président kényan William Ruto et son homologue français Emmanuel Macron ont officialisé à Nairobi une série de 11 accords portant sur les infrastructures, la logistique, l’énergie et le commerce. Estimés à plus de 1 milliard d'euros par le président Emmanuel Macron, ces accords constituent selon le ministère kenyan des affaires étrangères des « accords d’investissement majeurs couvrant les infrastructures, le commerce et l’énergie propre ».

Les deux pays estiment qu’ils traduisent « l’objectif central du sommet Africa Forward : transformer des partenariats de haut niveau en résultats concrets capables de stimuler le développement, créer de la prospérité et améliorer les conditions de vie ».

Dans le détail, le programme de modernisation du Nairobi Commuter Rail mobilise 83 millions d’euros afin de réhabiliter et moderniser les infrastructures ferroviaires urbaines de la capitale kényane. Ce projet devrait contribuer à réduire les coûts liés à la congestion dans la capitale, où les embouteillages entraînent jusqu’à 600 000 dollars de pertes de productivité par jour, selon l’ONU.

Un deuxième accord, beaucoup plus ambitieux, prévoit environ 104 milliards de shillings (KES) soit 684 millions d’euros pour développer des infrastructures portuaires et logistiques capables de renforcer la circulation des marchandises et de soutenir l’emploi. L’objectif sera également de permettre au Kenya de consolider son statut de plateforme régionale de commerce et de transit.

Enfin, le secteur énergétique concentre également une part importante des engagements. Le projet éolien de Kipeto bénéficiera d’environ 32,5 milliards KES (213 millions d’euros) pour accroître la production d’électricité renouvelable et soutenir les objectifs kényans en matière d’énergie durable. À cela s’ajoute un accord commercial destiné à ouvrir davantage le marché français au thé kényan, avec l’ambition affichée « d’apporter des bénéfices économiques directs aux communautés agricoles du pays ».

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Nairobi, nouveau point d’ancrage de la stratégie française

Au-delà des projets eux-mêmes, cette séquence confirme le déplacement progressif du centre de gravité de la stratégie française vers l’Afrique anglophone, comme observé depuis plusieurs années.

En janvier dernier déjà, un accord d’établissement signé entre le Kenya et le groupe Agence française de développement (AFD) formalisait la présence institutionnelle complète du groupe dans le pays. Active au Kenya depuis 1997, l’institution a déjà engagé plus de 2 milliards d’euros dans des projets liés à l’énergie, l’eau, les transports, la santé ou encore la biodiversité. Sa filiale Proparco y a, de son côté, financé près d’un milliard d’euros de projets depuis 1995.

Cette montée en puissance n’est pas anodine. Confrontée à un recul de son influence dans plusieurs pays francophones du Sahel et d’Afrique de l’Ouest, la France cherche désormais à diversifier ses partenariats africains. Ce, en mettant moins l’accent sur les enjeux politiques, sécuritaires et militaires que sur le commerce, le développement et l’engagement culturel. C'est d'ailleurs cette volonté de montrer que la France, à l'instar de l'Afrique qui a elle aussi diversifié ses partenariats, regarde tous les pays.

Le choix du Kenya comme coorganisateur d’Africa Forward revêt donc une forte portée symbolique. Il s’agit du premier sommet Afrique–France organisé dans un pays anglophone., après Bamako (2017 et 2005), Yaoundé (2001) ou Ouagadougou (1996).

Pour Paris, Nairobi présente plusieurs avantages stratégiques. Le Kenya est aujourd’hui considéré comme l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique de l’Est. En 2024, le pays a attiré environ 1,5 milliard de dollars d’investissements directs étrangers. Il concentre les sièges régionaux de nombreuses multinationales et organisations internationales, tout en jouant un rôle croissant dans les négociations climatiques et les projets liés à la transition énergétique. 

Près de 120 entreprises françaises sont ainsi installées au Kenya, qui constitue un hub régional stratégique, notamment en termes de logistique. Pour rappel, selon l'étude produite par Deloitte pour le Medef International, l'Afrique de l'Est a enregistré la plus forte hausse d'investissements directs étrangers tricolores, de l'ordre de 101% entre 2025 et 2023.

Le port de Mombasa constitue une porte d’entrée essentielle pour plusieurs économies enclavées d’Afrique de l’Est, notamment l’Ouganda, le Rwanda ou le Soudan du Sud. Dans ce contexte, les investissements dans les infrastructures portuaires et ferroviaires répondent autant à des enjeux kényans qu’à une logique régionale d’intégration commerciale.

Une compétition mondiale pour l’Afrique de l’Est

Ce repositionnement français intervient toutefois dans un environnement extrêmement concurrentiel. La Chine demeure le principal acteur étranger des infrastructures dans la région, tandis que les pays du Golfe, la Turquie ou l’Inde renforcent également leur présence. En avril 2025 Pékin a d’ailleurs annoncé le renforcement de ses relations avec Nairobi à un « nouveau niveau », alors que désormais, une initiative de l’empire du Milieu permet à plusieurs pays africains, dont le Kenya, d’y exporter plus de 98% de leurs produits sans droits de douane.

Dans ce contexte, la stratégie française semble évoluer vers des secteurs considérés comme plus susceptibles d’avoir un impact significatif : énergies renouvelables, intelligence artificielle, infrastructures urbaines, économie bleue ou encore financement du secteur privé.

Le sommet Africa Forward lui-même a été conçu autour de ces thématiques économiques, entrepreneuriales et technologiques. Selon l’AFD, plus de 2 000 acteurs politiques, économiques et financiers participent à cette rencontre destinée à « trouver des solutions pour répondre aux problématiques d’intérêt commun convergentes pour la France et les pays africains ».

Reste néanmoins à savoir si cette stratégie suffira à restaurer durablement l’influence française sur le continent. Selon les annonces de l'Elysée, plus de 23 milliards d'euros d’investissements ont été annoncés au premier jour de ce sommet, dont 14 milliards d'investissements français, publics et privés - dont Meridiam, Orange, CMA CGM (actionnaire de La Tribune Afrique, NFLR) - et 9 milliards d'investissements africains. Cela comblera-t-il les attentes africaines qui ont profondément évolué ? Poussés par une société civile de plus en plus active et une jeunesse en quête de développement réel, les États recherchent désormais des partenariats capables de produire des résultats rapides, de soutenir l’industrialisation locale et de créer de véritables transferts de valeur. Dans cette compétition, la crédibilité se mesurera à la capacité d’exécution des projets et à leur impact concret sur les économies africaines.

Moutiou Adjibi Nourou, Agence Ecofin avec Laurence Bottero

Sur le même sujet

Le programme prévoit de renforcer les compétences techniques et professionnelles des jeunes, de développer les certifications, et d'améliorer les services d'accompagnement vers l'emploi.

Emploi des jeunes : la Banque mondiale lance un programme régional à près de 600 millions d'euros

Le Groupe de la Banque mondiale lance une nouvelle initiative régionale destinée à rapprocher les systèmes de formation des besoins du marché du travail en Afrique de l’Ouest et du Centre. Baptisé SIRA, le programme mobilise plus de 580 millions d'euros dans sa première phase, afin d'améliorer l'accès des jeunes à des compétences recherchées par les entreprises, et de faciliter leur insertion professionnelle.

La Tribune Afrique
Signature de l’accord cadre Burkina Faso–ITFC à Bakou.

Le Burkina Faso finance un nouveau cycle de croissance

Près de trois ans après un précédent financement de 900 millions d’euros déjà exécuté à 94%, le Burkina Faso a contracté une nouvelle facilité qui court jusqu’en 2030. L’objectif : renforcer les réformes indispensables à la compétitivité de l’économie et à la création de valeur locale.

La Tribune Afrique
Le précédent le plus souvent cité pour ce modèle de partenariat est la convention sino-congolaise conclue en 2008 en République démocratique du Congo.

Relancer les routes par les minerais: le pari du Zimbabwe qui interroge en Afrique

Le Zimbabwe manque de routes, de chemins de fer et de capitaux. Il dispose en revanche d’importantes ressources minières, dont le lithium, le platine, le chrome et l’or. C’est ce contexte que le gouvernement veut désormais mettre à profit pour financer une partie de ses infrastructures.

La Tribune Afrique
Les accords couvrent notamment les secteurs de l'industrie, de la santé, de l'agriculture et de l'énergie.

A Berlin, le Sénégal scelle plus de 240 millions d'euros d'accords avec l'Allemagne

Le Sénégal cherche à renforcer son attractivité auprès des investisseurs industriels et technologiques. Cette dynamique entre dans une stratégie plus large visant à accélérer la transformation productive du pays, à travers des alliances fondées sur l'investissement, l'innovation et le développement des chaînes de valeur locales.

La Tribune Afrique
La première école doit être établie au sein de l’Institut ferroviaire de Wardan, l’un des lieux historiques de formation du secteur en Égypte.

Ferroviaire : l’Egypte affine sa coopération avec Paris pour former des compétences locales

La modernisation du rail égyptien a fait surgir un besoin moins visible que les rames, celui d'une main-d'œuvre locale capable de faire fonctionner les services. La France, déjà présente dans le financement et l'exploitation, développe aussi sa coopération sur le terrain de la formation technique.

La Tribune Afrique
Torchage de gaz naturel : une pratique au cœur des nouvelles contraintes européennes sur le méthane.

Méthane : pourquoi la contrainte européenne peut devenir une chance pour le gaz africain

En contestant le règlement européen sur le méthane, l’Algérie et le Nigeria défendent l’accès à un marché stratégique. Mais cette contrainte peut aussi devenir un avantage, si les producteurs africains transforment les fuites et le torchage de gaz en volumes commercialisables et mieux mesurés.

La Tribune Afrique
Alex Bouaziz, cofondateur et CEO de Deel.

La licorne RH Deel lance une solution axée sur l’industrie extractive mondiale y compris en Afrique

Hydrocarbures, mines, construction, logistique lourde… Deel Field Services est la nouvelle plateforme que la société de technologies RH la mieux valorisée au monde (17 milliards de dollars) met à la disposition de ces différents secteurs, avec une forte appétence pour les marchés africains.

Premium
La Tribune Afrique
Installation de panneaux solaires hors réseau, une solution durable pour l’électrification rurale en Afrique.

Energie : WeLight lève 27 millions d'euros pour accélérer l’essor du solaire hors réseau en Afrique

En 2023, 565 millions de personnes vivaient encore sans accès à l’électricité en Afrique subsaharienne selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Face à cette situation, le solaire hors réseau s’impose de plus en plus comme un segment capable d’attirer du capital et de toucher des populations longtemps laissées à l’écart.

La Tribune Afrique