• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Alliance entre Indiens et Kenyans pour bâtir un cloud souverain en Afrique de l’Est

Idriss Linge, Agence Ecofin.

Publié le 18 novembre 2025 à 13:49

TCS, géant mondial des services IT compte plus de 600 000 employés.

TCS, géant mondial des services IT compte plus de 600 000 employés.

TCS

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
TCS, Sybyl et IXAfrica lancent un cloud souverain hébergé au Kenya. Une initiative visant à réduire la dépendance aux hyperscalers américains et chinois et à renforcer la maîtrise locale des données stratégiques.

L’Afrique de l’Est devient un nouvel espace de compétition dans la bataille mondiale du cloud. Le 13 novembre 2025, Tata Consultancy Services (TCS), filiale du conglomérat indien Tata Group, a annoncé un partenariat stratégique avec l’intégrateur régional Sybyl et l’opérateur kényan de centres de données IXAfrica.

Ensemble, ils entendent déployer un « cloud souverain sécurisé » hébergé localement au Kenya, destiné aux institutions et aux entreprises sensibles, soucieuses de conserver leurs données sur le sol africain. L’initiative s’inscrit dans un contexte de croissance rapide de la demande numérique régionale et de pressions réglementaires accrues en matière de protection et de localisation des données.

Ce lancement intervient alors que les grands marchés du cloud - États-Unis, Europe, Asie - montrent des signes de saturation. Les hyperscalers américains, Amazon Web Services (AWS) en tête, accélèrent leur expansion sur les marchés émergents pour maintenir leur croissance.

Pourtant, en Afrique de l’Est, leur présence reste limitée : AWS n’y dispose que d’une « Local Zone » à Nairobi ; Microsoft Azure et Google Cloud n’offrent pas encore d’infrastructures hyperscale pleinement opérationnelles. Quant à Huawei Cloud, son implantation fait l'objet de réticences politiques dans plusieurs capitales africaines sous l’influence occidentale. Dans ce paysage, l’arrivée d’un acteur tiers, comme l’Inde, constitue un mouvement stratégique majeur.

Un partenariat structuré autour d’un modèle pragmatique

Ce cloud souverain repose sur un partage clair des responsabilités entre les trois partenaires. TCS, géant mondial des services IT avec plus de 600 000 employés, apporte son expertise en architectures souveraines et multi-cloud. Sa plateforme TCS Sovereign Secure Cloud, déjà déployée en Inde pour des applications gouvernementales sensibles, constitue le cœur technologique du dispositif.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Contrairement aux hyperscalers qui imposent leurs environnements propriétaires, TCS adopte une posture neutre, capable d’intégrer des solutions AWS, Azure ou Google Cloud selon les besoins des clients. Cette neutralité technologique s’avère particulièrement attractive pour les administrations africaines souhaitant éviter une dépendance exclusive.

Sybyl, présent au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Rwanda, joue le rôle de relais régional. Son expertise locale lui permet d’assurer l’intégration, la maintenance et le support client. Pour de nombreux acteurs publics et privés, la présence d’un interlocuteur régional compétent constitue un avantage décisif, notamment en matière de conformité réglementaire, de gestion opérationnelle et de continuité de service. Comme le souligne Shailendra Yadav, directeur général de Sybyl pour le Kenya et la Tanzanie, le modèle permet de « réduire l’exposition aux fluctuations du dollar, de renforcer la résilience en cas de coupures de câbles sous-marins et de créer des emplois qualifiés ».

IXAfrica, enfin, apporte l’infrastructure physique indispensable à la souveraineté. Fondé en 2021, l’opérateur exploite à Nairobi le campus NBOX1, premier centre de données hyperscale et « AI-ready » d’Afrique de l’Est. Alimenté principalement par des énergies renouvelables issues de la géothermie et de l’hydroélectricité kényanes, il affiche une capacité finale prévue de 20 à 22,5 MW.

Son financement — 46 millions d’euros apportés par Helios Investment Partners en 2022 et un prêt potentiel de 184 millions d’euros de la banque sud-africaine Rand Merchant Bank — témoigne de la confiance des investisseurs dans la croissance numérique régionale. Carrier-neutral, le site offre une faible latence, un accès multi-opérateurs et une empreinte carbone réduite.

Un coup géopolitique majeur dans la guerre mondiale du cloud

Au-delà de la dimension technologique, ce partenariat consacre une évolution majeure des rapports de force numériques mondiaux. L’Inde s’y positionne comme un acteur capable de proposer une alternative crédible aux États-Unis et à la Chine, dont les stratégies suscitent des interrogations.

Washington doit composer avec les inquiétudes liées au Cloud Act, qui permet aux autorités américaines d’accéder à certaines données hébergées par des entreprises américaines, même situées à l’étranger. Pékin est confronté aux craintes d’ingérence et aux soupçons de dépendance stratégique, notamment à travers Huawei.

L’Inde avance, au contraire, une posture de « puissance non alignée » dans le numérique. Sa diplomatie technologique s’appuie sur une rhétorique Sud-Sud, une proximité politique avec les pays en développement et une image moins intrusive.

Pour de nombreuses administrations africaines, la coopération avec New Delhi offre une voie médiane rassurante : bénéficier de technologies avancées sans s’exposer aux tensions géopolitiques des grandes puissances.

Pour AWS, ce développement représente un risque potentiel. Les charges de travail les plus sensibles et les plus lucratives — administrations publiques, banques, services financiers, santé — exigent désormais une résidence locale des données. Le cloud souverain proposé par TCS et hébergé dans un data center kényan réduit significativement l’attractivité des infrastructures éloignées, qu’elles soient situées au Cap ou aux États-Unis. La stratégie américaine risque ainsi de se heurter à une demande accrue de souveraineté numérique, largement soutenue par les régulateurs africains.

La Chine n’est pas épargnée non plus. Malgré leur avance dans les réseaux 5G et la construction d’infrastructures numériques, plusieurs pays est-africains cherchent à diversifier leurs partenariats, sous la pression des bailleurs internationaux et des alliés occidentaux. L’offre indo-africaine arrive à point nommé pour combler cet espace.

Ce modèle pourrait faire école. L’Afrique de l’Ouest, où les besoins en cloud explosent au Nigeria, au Ghana ou en Côte d’Ivoire, constitue un terrain naturel d’expansion. L’Afrique du Nord, dotée d’écosystèmes numériques plus matures, pourrait également y voir une alternative stratégique.

À plus long terme, la dynamique s’inscrit dans une tendance lourde : la fragmentation progressive du cloud mondial en blocs régionaux souverains, portée par la volonté croissante des nations d’exercer un contrôle direct sur leurs données et leurs infrastructures critiques.

Idriss Linge, Agence Ecofin.

Sur le même sujet

L’enveloppe servira à accélérer l’accès à des solutions de cuisson non polluantes dans une Afrique qui concentre près de 1 milliard de personnes n'en disposant pas.

L'AIE annonce près de 790 millions € pour l’accès à des solutions de cuisson non polluantes en Afrique

En Afrique, l’accès des populations à une cuisson propre demeure l’un des principaux défis énergétiques. Entre politiques nationales et appuis financiers des partenaires au développement, l’heure est désormais à une mobilisation générale.

La Tribune Afrique
La consommation sénégalaise moyenne de sucre, de 25 000 tonnes par mois, pourrait augmenter « sensiblement » lors des fêtes religieuses Magal et Gamou en août.

Le Sénégal autorise à nouveau les importations de sucre

La bataille pour la réduction des achats de produits alimentaires est d’actualité dans plusieurs pays ouest-africains. Au Sénégal, le sucre fait partie, avec le riz et l’oignon, des principaux produits au centre de l'attention.

La Tribune Afrique
Selon la Banque mondiale, environ 80 % des routes nigérianes étaient en mauvais état en 2024, freinant les échanges et réduisant la compétitivité des entreprises.

Infrastructures : au Nigeria, les fonds de pension comme levier de développement

Le déficit infrastructurel en Afrique est l’un des plus importants au monde. Le Nigeria fait partie des pays ayant d'importants besoins en capitaux pour combler ce deficit dans les routes, les ports, le rail et l’énergie.

La Tribune Afrique
Accra doit néanmoins encore finaliser les accords avec la moitié de ses créanciers publics, dans le Cadre commun du G20.

Dette : le Ghana dit être au « stade final » de sa restructuration

Le Ghana approche de la fin de sa restructuration de dette, 3 ans et demi après le défaut qui l'avait mis au ban des marchés. Mais entre remontée de l'inflation, rechute du cedi et négociations encore ouvertes avec les créanciers publics, la sortie de crise reste sous surveillance.

La Tribune Afrique
Les modifications doivent limiter la conservation spéculative des permis, accroître la participation locale, et améliorer la redistribution des bénéfices de l’exploitation minière.

Or : au Ghana, le nouveau Code minier soulève des incertitudes pour l’avenir des producteurs

Premier producteur africain d’or, le Ghana veut renforcer son contrôle sur les permis, les revenus et les retombées locales du secteur. Pour les compagnies déjà implantées, la réforme annoncée du Code minier de 2006 soulève surtout des questions sur le renouvellement des titres.

La Tribune Afrique
A Rabat, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu et son homologue marocain, Aziz Akhannouch ont signé 14 nouveaux accords, "pour aller plus loin".

« Changer d’échelle », le nouveau mantra de la France et du Maroc vers un traité bilatéral inédit

Transport, économie portuaire, défense… La quinzième Réunion de haut niveau France - Maroc qui s’est tenue ce 16 juillet, à Rabat, a débouché sur la signature de 14 nouveaux accords, constituant une étape majeure, alors que les deux pays préparent l’adoption d’un traité bilatéral qui sera le premier unissant l’Etat français à un pays non européen.

Premium
La Tribune Afrique
Diamantino Azevedo, ministre du Pétrole et des Ressources minérales d'Angola.

De Beers : l’Angola veut une place à la table où se décide l’avenir du diamant

Fragilisée par la baisse des prix, le recul de la demande chinoise et l’essor des pierres de laboratoire, l’industrie mondiale du diamant cherche un nouveau modèle. Dans cette recomposition, plusieurs pays africains producteurs veulent désormais peser davantage sur les choix qui façonneront le marché.

La Tribune Afrique
Environ 221 000 personnes supplémentaires devraient être directement connectées aux marchés régionaux et aux services essentiels.

Agriculture : le Sénégal veut désenclaver les zones agricoles et faciliter l'accès aux marchés

Longtemps confronté aux limites de ses chaînes de valeur agricoles, le Sénégal cherche désormais à transformer son potentiel productif en croissance durable, en misant sur la logistique, la conservation et la création de valeur dans les territoires ruraux.

La Tribune Afrique