Au Maroc, comment la French Tech rapproche les entrepreneures des deux rives de la Méditerranée
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William Simoncelli, président de la French Tech Casablanca.
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William Simoncelli, président de la French Tech Casablanca.
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C’est par un temps très ensoleillé entre Casablanca, Tanger et Marrakech que huit entrepreneures innovantes françaises arpentent actuellement les sillons de l’univers numérique et entrepreneurial du Maroc. Sur le terrain de la deuxième édition du « Elles Tech Tour » qui dure une semaine, elles découvrent, non seulement pour enrichir leur projet respectif, mais aussi pour explorer un potentiel nouveau marché ou partenaires, « aussi bien pour l'exportation de services au Maroc que pour l'exportation de services marocains en France », souligne William Simoncelli, président de la French Tech Casablanca qui couvre tout le royaume.
D’un point de vue institutionnel, la France et le Maroc jouissent déjà d’une collaboration poussée dans le domaine de la tech avec plusieurs accords intergouvernementaux à l’instar du partenariat scellé en avril par la ministre marocaine de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni et son homologue française Anne Le Hénanff. Le Maroc s'appuie également sur une importante collaboration avec Mistral AI pour le déploiement de sa stratégie nationale. Il existe aussi des startups des deux pays qui collaborent, mais l’idée de la French Tech Casablanca est surtout de booster les femmes qui entreprennent dans ces milieux.
Résident au Maroc depuis près de 25 ans, William Simoncelli a été un témoin oculaire de l’évolution du royaume. A la tête de la French Tech Casablanca depuis février 2025, il a immédiatement lancé « Elles Tech Tour », en faisant découvrir l’écosystème tech français à une cohorte d’entrepreneures marocaines. « Nous avons voulu faire l'inverse cette année et amener des startupeuses françaises à découvrir le Maroc », explique-t-il. A la question de savoir pourquoi ce focus sur les femmes, il répond : « après consultation des écosystèmes, nous avons observé qu’au Maroc comme en France, les femmes ont un accès moins facile que les hommes aux tribunes d'expression, de rencontre, d'échange et nous avons remarqué que l’idée de la sororité bénéficie d’un vrai écho ».