Le groupe italien Oniverse prépare son entrée dans l’industrie textile égyptienne

Espoir Olodo, Agence Ecofin

Poste de couture au sein d’une unité textile en Égypte.
DR

Espoir Olodo, Agence Ecofin

Poste de couture au sein d’une unité textile en Égypte.
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En Égypte, l’italien Oniverse envisage d’installer deux usines de textilehabillement dans le cadre des zones franches privées, avec une chaîne de production intégrée allant du fil aux vêtements finis. C’est ce qu’a annoncé l’Autorité générale égyptienne pour l’investissement et les zones franches (GAFI) le 20 mai. Le projet doit générer plus de 3 000 emplois directs et viser exclusivement les marchés étrangers, avec un démarrage attendu d’ici fin 2027.
Si le montant de l’investissement n’a pas été rendu public, l’initiative confirme l’intérêt croissant des industriels internationaux pour l’écosystème textile égyptien. Sur ces derniers mois, plusieurs projets ont été rendus publics dans la zone économique du canal de Suez et dans d’autres pôles industriels du pays, avec des investisseurs venus de Turquie et de Chine.
En octobre 2025, un nouveau projet textile de 15 millions de dollars (13 millions d'euros) a été annoncé dans la zone industrielle de Sokhna. Il permettra d’implanter sur 2,4 hectares une unité qui doit produire environ 6 000 tonnes de fil et 15 000 tonnes de tissu par an, avec une mise en service prévue au troisième trimestre 2026, et la création d’environ 1 000 emplois directs.
Deux mois plus tard, en décembre, Fountain Set Limited, groupe chinois de textilehabillement, a révélé un investissement de 100 millions $ dans un complexe intégré de filature et de tissage en Égypte. Plus récemment, en avril, une usine textile de 8 millions de dollars a été annoncée à West Qantara dans la zone économique du canal de Suez, sur une superficie d’environ 21 000 m². L’unité doit créer près de 700 emplois directs et destiner environ 90% de sa production à l’exportation.
Cette montée en puissance n’a rien d’un hasard. L’Égypte dispose, en effet, de plusieurs atouts compétitifs que recherchent les industriels du textile. Il s’agit notamment d’une position stratégique entre l’Europe, l’Afrique et le MoyenOrient, une électricité abordable et un faible coût de la maind’œuvre. À cela s’ajoute le coton à longues fibres renommé pour sa qualité sur le marché international et plusieurs incitations dans le cadre de son régime des zones franches comme les exonérations fiscales et douanières, la liberté de rapatrier les bénéfices et la possibilité de détenir 100 % du capital dans les zones franches privées.
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Audelà des projets annoncés, l’enjeu est désormais de faire du textilehabillement l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie égyptienne. Le pays, qui veut s’imposer comme un marché attractif aussi bien dans les activités de filature et de tissage que dans la production textile et l’habillement intégré, s’est fixé des objectifs ambitieux pour les prochaines années.
Les autorités tablent sur 4,4 milliards de dolalrs de recettes dès 2026, principalement grâce au prêtàporter. À plus long terme, le gouvernement veut porter les recettes annuelles d’exportation de produits textiles à 11,5 milliards de dollars d’ici 2030, soit près de quatre fois le niveau de 2024.
Cette trajectoire suppose un changement d’échelle. Pour atteindre ces objectifs, les observateurs soulignent que l’Égypte doit continuer à attirer des capitaux via les partenariats publicprivé, moderniser ses capacités de production, améliorer sa compétitivité logistique et renforcer la qualité de sa maind’œuvre.
La qualité des infrastructures, l’accès à l’énergie, la fluidité des procédures administratives et la disponibilité du foncier industriel resteront aussi des facteurs déterminants pour soutenir la montée en puissance du secteur à long terme.
Espoir Olodo, Agence Ecofin