• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Dérisquage, intégration et coentreprises : la méthode Papa Amadou Sarr pour accélérer l’industrialisation africaine

Moutiou Adjibi Nourou, Agence Ecofin

Publié le 20 novembre 2025 à 12:43

L’ex-ministre sénégalais Papa Amadou Sarr veut mettre au service de Porteo l’expertise forgée au croisement du monde institutionnel, financier et international.

L’ex-ministre sénégalais Papa Amadou Sarr veut mettre au service de Porteo l’expertise forgée au croisement du monde institutionnel, financier et international.

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 3

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 4

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L'arrivée de l'ex-directeur au sein de l'AFD et ancien ministre du Sénégal à la tête de Porteo, groupe panafricain du BTP et des infrastructures, ouvre une nouvelle phase de son développement. Dans un entretien accordé en marge du Choiseul Africa Business Forum, qui s’est tenu les 4 et 5 novembre au Maroc, il alerte sur le coût du capital en Afrique et appelle à dérisquer massivement les économies pour financer l’industrialisation.

Porteo, groupe panafricain du BTP et des infrastructures, basé en Côte d’Ivoire, s’apprête à accélérer sa transformation sous la direction de Papa Amadou Sarr (photo), ancien directeur de la mobilisation, des financements et du partenariat à l’Agence française de développement (AFD). Celui qui a aussi servi au sein du gouvernement sénégalais arrive avec une compréhension fine des exigences des bailleurs internationaux, des attentes du secteur privé et des tensions financières qui affectent aujourd’hui les économies africaines.

Dans un contexte où les États disposent de marges budgétaires limitées et où les financements concessionnels se contractent – l’aide publique au développement versée par les pays de l’OCDE a reculé de 7,1% en 2024 –, son diagnostic est clair : l’Afrique doit dérisquer ses économies si elle veut capter les ressources nécessaires à son industrialisation.

Dans son entretien avec l’Agence Ecofin, l’ancien ministre sénégalais souligne que le « risque Afrique » reste souvent supérieur à ses fondamentaux réels, en partie à cause des méthodologies des agences de notation et de la rareté des maturités longues. Or, les infrastructures nécessitent des financements de 15 à 30 ans. Cette inadéquation entre la durée des projets et les instruments financiers disponibles freine fortement le développement du continent. Pour Papa Amadou Sarr, le dérisquage passe par une amélioration de la gouvernance, une stabilité réglementaire, mais aussi par une évolution des politiques des institutions bilatérales et multilatérales, qui doivent revoir leur manière de noter et d’évaluer les projets africains.

Un regard AFD pour réorienter la stratégie d’un acteur panafricain

Pour Papa Amadou Sarr, l’expérience accumulée au sein de l’AFD renforce une conviction centrale : l’avenir du développement en Afrique dépendra de la capacité du secteur privé à prendre le leadership sur les infrastructures, l’eau, l’assainissement ou encore l’éducation.

Dans ce cadre, les gouvernements africains tentent de passer d’économies d’exportation primaire à des économies de transformation locale. De l’Éthiopie au Maroc, en passant par le Ghana ou le Sénégal, les parcs industriels, zones économiques spéciales et zones franches se multiplient. Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique continentale soutenue par la ZLECAf, entrée en vigueur en 2021, qui ambitionne de créer le plus grand marché intégré au monde. La Commission économique pour l’Afrique (UNECA) estime que la ZLECAf pourrait augmenter les exportations intra-africaines de plus de 45 % d’ici 2045.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Pour Papa Amadou Sarr, Porteo doit se positionner comme un relais opérationnel naturel. L’entreprise, déjà présente dans huit pays africains, veut désormais structurer sa croissance autour d’une vision claire : devenir un acteur intégré capable non seulement de construire, mais aussi de produire une partie des intrants nécessaires à ses propres chantiers. « Nous avons déjà commencé à verticaliser nos chaînes de production : nous fabriquons notre propre bois, notre aluminium, notre béton et plusieurs intrants nécessaires à nos travaux. C’est cohérent avec la stratégie 2060 de l’Union africaine et la ZLECAf, qui visent une intégration plus profonde du continent dans les chaînes de valeur mondiales ». En développant ses capacités de production et en visant une expansion vers l’Afrique de l’Est, le groupe ambitionne de devenir un partenaire clé dans les chaînes de valeur régionales. Cette stratégie s’appuiera également sur les corridors en développement sur le continent, destinés à réduire les coûts logistiques, désenclaver les pays sans accès maritime et accélérer la circulation des produits manufacturés ou miniers vers les ports.

Faire plus avec moins : la nouvelle équation du continent

Le constat dressé par Papa Amadou Sarr est largement partagé dans les capitales africaines. Les budgets d’aide diminuent, les bailleurs se recentrent sur des priorités géopolitiques, la concurrence entre États africains pour attirer les ressources s’intensifie et les marchés internationaux restent difficiles d’accès. Le taux moyen d’intérêt auquel les États africains empruntaient sur les marchés internationaux s’élevait à 11,6% en 2023 selon la CNUCED, soit près de quatre fois le taux de référence américain, fixé à 3,1%.

Dans ce contexte, Porteo estime que son rôle dépasse la simple exécution d’ouvrages. Il s’agit d’apporter aux États et aux collectivités locales une capacité de planification, de contrôle des coûts et d’optimisation devenue cruciale dans un environnement où chaque franc compte. « Faire plus avec moins » est ainsi devenu une contrainte structurelle, rapprochant les exigences de la gestion publique de celles du secteur privé.

Les États n’ont plus les moyens de porter seuls ces chantiers structurants, alors que les besoins annuels d’investissement dans les infrastructures sont estimés entre 130 et 170 milliards de dollars selon la Banque africaine de développement (BAD). Dans cette architecture continentale, le dirigeant appelle à multiplier les coentreprises avec des partenaires africains, européens ou asiatiques et à participer aux grands projets structurants, qu’il s’agisse de routes, d’autoroutes, de ponts, d’aéroports ou de ports.

Moutiou Adjibi Nourou, Agence Ecofin

Sur le même sujet

Les infrastructures électriques régionales constituent un levier essentiel pour soutenir le secteur minier en Afrique australe.

Minerais : le Suisse Trafigura se retire d’un projet électrique pour les mines de cuivre et de cobalt

Alors que la RDC et la Zambie veulent accélérer la production de cuivre et de cobalt, la question énergétique devient un enjeu central.

La Tribune Afrique
Près de 750 km de façade atlantique, une zone économique d'environ 198 000 km² et le port de Dakar justifient la place accordée à l'économie bleue dans la Vision Sénégal 2050.

Ports, pêche, formation : pourquoi le Sénégal accélère sur l'économie bleue

Alors que la mer redevient un enjeu stratégique planétaire, le Sénégal engage une transformation profonde de son territoire maritime. Le pays bâtit les fondations d'une nouvelle économie, avec l'ambition d'en faire le pilier de sa croissance future.

La Tribune Afrique
Le Forum économique algéro allemand a scellé une trentaine d’accords couvrant énergie, industrie et transport.

Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

L'Algérie poursuit sa stratégie de diversification des partenariats économiques en misant sur des coopérations à forte composante industrielle. Par le renforcement des relations avec l'Allemagne, le pays entend attirer davantage d’investissements, accélérer les transferts de technologies et soutenir la transformation de l'appareil productif.

La Tribune Afrique
Michael Foundethakis, associé chez Baker McKenzie, président du comité Afrique de la Firme et Karim Boulmelh, partner, Contentieux & Arbitrage chez Baker McKenzie

OPINION - « Face aux crises, l’Afrique doit transformer les chocs en souveraineté »

Les crises géopolitiques actuelles ne frappent pas tous les continents avec la même intensité. L’Afrique en subit souvent les conséquences sans en avoir été à l’origine. Pourtant, elles peuvent aussi accélérer une nécessaire reprise en main : de ses ressources, de ses infrastructures, de ses financements et de ses cadres juridiques.

La Tribune Afrique
L’enveloppe servira à accélérer l’accès à des solutions de cuisson non polluantes dans une Afrique qui concentre près de 1 milliard de personnes n'en disposant pas.

L'AIE annonce près de 790 millions d'euros pour l’accès à des solutions de cuisson non polluantes en Afrique

En Afrique, l’accès des populations à une cuisson propre demeure l’un des principaux défis énergétiques. Entre politiques nationales et appuis financiers des partenaires au développement, l’heure est désormais à une mobilisation générale.

La Tribune Afrique
La consommation sénégalaise moyenne de sucre, de 25 000 tonnes par mois, pourrait augmenter « sensiblement » lors des fêtes religieuses Magal et Gamou en août.

Le Sénégal autorise à nouveau les importations de sucre

La bataille pour la réduction des achats de produits alimentaires est d’actualité dans plusieurs pays ouest-africains. Au Sénégal, le sucre fait partie, avec le riz et l’oignon, des principaux produits au centre de l'attention.

La Tribune Afrique
Selon la Banque mondiale, environ 80 % des routes nigérianes étaient en mauvais état en 2024, freinant les échanges et réduisant la compétitivité des entreprises.

Infrastructures : au Nigeria, les fonds de pension comme levier de développement

Le déficit infrastructurel en Afrique est l’un des plus importants au monde. Le Nigeria fait partie des pays ayant d'importants besoins en capitaux pour combler ce deficit dans les routes, les ports, le rail et l’énergie.

La Tribune Afrique
Accra doit néanmoins encore finaliser les accords avec la moitié de ses créanciers publics, dans le Cadre commun du G20.

Dette : le Ghana dit être au « stade final » de sa restructuration

Le Ghana approche de la fin de sa restructuration de dette, 3 ans et demi après le défaut qui l'avait mis au ban des marchés. Mais entre remontée de l'inflation, rechute du cedi et négociations encore ouvertes avec les créanciers publics, la sortie de crise reste sous surveillance.

La Tribune Afrique