La Fed maintient ses taux inchangés malgré la flambée des prix de l’énergie
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Jerome Powell, président de la Fed.
Reuters
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Jerome Powell, président de la Fed.
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La Réserve fédérale américaine (Fed) a choisi mercredi de laisser ses taux directeurs inchangés, entre 3,50 % et 3,75 %, malgré l’incertitude provoquée par la guerre au Moyen-Orient et la flambée des cours de l’énergie.
Cette décision, largement anticipée par les marchés et confirmée par 11 voix contre une, intervient après deux jours de réunion au cours desquels les responsables de la banque centrale ont actualisé leurs prévisions économiques pour la première fois depuis décembre. La Fed souligne toutefois que « les implications des événements au Moyen-Orient pour l’économie américaine sont incertaines ».
Pour le président Donald Trump, qui réclame des taux plus bas afin de réduire les coûts d’emprunt des ménages et de l’État fédéral, ce statu quo est un signal décevant. « Quand +Trop tard+ Powell baissera-t-il les TAUX ? » écrivait-il mercredi sur sa plateforme Truth Social, avant l’annonce de la Fed.
Selon la médiane des projections de la Fed, l’inflation américaine pourrait atteindre 2,7 % à la fin de 2026, légèrement au-dessus des prévisions précédentes (2,4 %), tandis que la croissance devrait s’établir à 2,4 %, contre 2,3 % auparavant. Le taux de chômage est maintenu à 4,4 %, son niveau actuel.
« Une banque centrale doit défendre sa crédibilité en matière d’inflation, et c’est difficile de justifier des baisses de taux quand l’inflation est au-dessus de l’objectif et s’en éloigne », soulignaient avant la réunion les analystes de la banque ING.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.

Seul le gouverneur Stephen Miran, nommé à l’automne à l’initiative de Donald Trump, souhaitait un abaissement d’un quart de point. Les autres responsables penchent pour une seule détente cette année, en cas de nécessité. Le président de la Fed Jerome Powell doit s’exprimer mercredi soir et devrait adopter la posture habituelle d’ »attendre de voir » ( »Wait and see »).
La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l’intervention américaine aux côtés d’Israël contre l’Iran, a profondément perturbé les marchés énergétiques, notamment avec la paralysie du détroit d’Ormuz. Dans ce contexte, la Banque centrale australienne a relevé son taux directeur en invoquant « la forte hausse des prix des carburants », tandis que la Banque du Canada a maintenu son taux en soulignant que le conflit avait « accru la volatilité des prix mondiaux de l’énergie et des marchés financiers, et (...) fait augmenter les risques pesant sur l’économie mondiale ».
Donald Trump estime que l’effet du conflit sur les prix de l’énergie sera temporaire. En attendant, pour limiter la pression sur les prix à la pompe, l’exécutif américain a annoncé mercredi plusieurs mesures, dont la suspension pour 60 jours d’une loi empêchant le transport de carburant par des bateaux non américains.
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