Alexandre Stachtchenko (Bitstack) : « Bitcoin remplit le cahier des charges des Iraniens »
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Alexandre Stachtchenko, directeur stratégie chez Bitstack.
Alexandre Stachtchenko
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Alexandre Stachtchenko, directeur stratégie chez Bitstack.
Alexandre Stachtchenko
Après son projet de péage dans le détroit d’Ormuz, l’Iran s’attaque aux assurances. Téhéran lance une plateforme d’assurance maritime pour les armateurs afin que les navires puissent naviguer dans la région de manière « sûre ». Baptisée Hormuz Safe, la plateforme demande que les paiements soient réalisés en bitcoin, selon Fars News, l’agence de presse iranienne affiliée aux Gardiens de la révolution. « Hormuz Safe propose aux compagnies maritimes et aux chargeurs iraniens une assurance numérique rapide et vérifiable », est-il écrit en description du site internet qui n’est pas encore accessible. Un projet qui pourrait rapporter 10 milliards de dollars.
Le détroit d'Ormuz est bloqué par l'Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Un passage stratégique qui voit passer près de 20 % du commerce de pétrole mondial.
Si le gouvernement iranien n’a encore rien confirmé officiellement, ce projet d’assurance illustre la place de plus en plus importante donnée aux bitcoins par l’Iran, sous sanctions américaines, dans ses échanges commerciaux. Décryptage avec Alexandre Stachtchenko, directeur stratégie chez Bitstack, auteur de « Bitcoin, le choc géopolitique », aux éditions Armand Colin.
LA TRIBUNE - Pourquoi l’Iran privilégie-t-il le bitcoin pour mettre en place une assurance dans le détroit d’Ormuz ?
Alexandre Stachtchenko - Dans un contexte de conflit au Moyen-Orient et de sanctions américaines, le pays a trouvé une solution pour continuer d’échanger sans s’appuyer sur le dollar ni sur les réseaux de paiements comme Swift, Mastercard ou encore Visa. Comme Bitcoin est un dispositif d’actif qui ne peut être censuré, neutre, et qui ne peut pas être contrôlé par les Américains, il remplit le cahier des charges des Iraniens.