PME : les fonds relancent les prix, pressés par l’urgence de déployer leur cash
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Une vague de dirigeants touche l’âge de la retraite, et se trouve confrontée à la nécessité d’organiser leur succession.
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Une vague de dirigeants touche l’âge de la retraite, et se trouve confrontée à la nécessité d’organiser leur succession.
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Les patrons d’entreprise sur le départ feraient mieux de ne pas s’exfiltrer tout de suite. À en croire la dernière publication de l’Index Argos, qui mesure l’évolution de la valorisation des PME non cotées en zone euro, les prix sont légèrement remontés depuis début 2026, passant de 8,3 à 8,6 fois l’Ebitda, après une tendance à la baisse qui avait ramené l’indice à son point le plus bas depuis plus de dix ans, indique l’étude.
Ce rebond est porté par les fonds d’investissement, qui ont mis des prix avoisinant les 10 fois l’Ebitda, comme au semestre précédent. En creux, la dynamique est claire : les fonds ne signent que si l’actif est d’excellente facture – ce qui explique les multiples généreux. Mais ils sont aussi contraints de déployer le capital qu’ils ont levé – ne serait-ce que pour signifier à leurs investisseurs qu’ils méritent les frais de gestion qu’ils facturent chaque année, et pour pouvoir honorer, à terme, leur promesse de rendement.
Et, après une longue phase d’attentisme, l’urgence de placer les fonds levés sur les trois dernières années se fait de plus en plus sentir pour coller au calendrier du capital-investissement, rythmé par un cycle de 12 ans maximum pour investir et liquider ses positions.
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En outre, les vendeurs ont fini par faire le deuil des prix de vente fous des années 2020, où les multiples d’Ebitda payés par les fonds touchaient les 17,4 fois l’Ebitda – un record, selon l’étude Argos. Des dirigeants touchent l'âge de la retraite et se trouvent confrontés à la nécessité d'organiser leur succession. « Lorsque les enfants ne veulent ou ne peuvent pas reprendre l’entreprise, faire entrer des partenaires financiers permet de sortir en faisant une belle opération financière, surtout si l’on souhaite transmettre l’entreprise à ses cadres », observe Christophe Del Toso, directeur général et associé d’In Extenso Finance.