Observatoire de l’assurabilité : la CCR a bouclé son étude, la balle est dans le camp de Bercy
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Le coût des sinistres Cat-Nat s'élève à près de 1,7 milliard d'euros en 2024.
Reuters
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Le coût des sinistres Cat-Nat s'élève à près de 1,7 milliard d'euros en 2024.
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C’était devenu l’arlésienne de l’assurance. La Caisse centrale de réassurance (CCR) devait jeter les bases d’un observatoire national de l’assurabilité, à la suite du rapport Langreney sur l’assurabilité des risques climatiques, et à la demande du ministre de l’Économie de l’époque, Bruno Le Maire, en juillet 2024.
Le rapport est depuis très attendu par la profession car il devait identifier les territoires où l’offre d’assurance serait sous tension ou insuffisante pour permettre le libre jeu de la concurrence et l’accessibilité à une couverture d’assurance. Un sujet hautement explosif pour les collectivités locales, surtout à quelques mois des élections municipales. Du côté des assureurs, c’est silence radio, renvoyant l’initiative d’une éventuelle communication à Bercy ou à la CCR.
L’Observatoire a été cependant brièvement évoqué dans le rapport annuel du CCR, qui vient d’être transmis au ministre de l’Économie, Roland Lescure. Selon des sources proches de l’institution, une version du premier rapport de l’Observatoire a bien été transmise à Bercy en fin d’année dernière, et il revient désormais au gouvernement d’en tirer les conclusions ou d’en révéler le contenu. Pour le rapport Langreney, cela avait déjà pris quelques mois. Et Bercy ne devrait rien publier avant les échéances municipales, selon Les Echos
Les points d’attention devraient sans surprise être concentrés sur les territoires ultramarins. C’est d’ailleurs également dans ces territoires, essentiellement en Nouvelle-Calédonie, que se pose la question d’une garantie contre les émeutes. Le gouvernement souhaite faire passer une garantie obligatoire pour couvrir le risque d'émeutes alors que les assureurs estiment que ce problème ne concerne en réalité qu'un territoire, celui de la Nouvelle-Calédonie compte tenu de l’ampleur des sinistres liés aux émeutes face à l’étroitesse du marché de l’assurance et sa faible mutualisation. Pour les autres villes, les assureurs peuvent faire face avec les garanties déjà existantes.